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Quelque 23.600 gilets jaunes en France, Paris "capitale de l'émeute" le 1er mai?

UpdatePour leur acte 24, les "gilets jaunes" français ont été 23.600 à manifester samedi à travers le pays, une participation plus faible et sans doute plus bon enfant que l'ambiance tendue annoncée pour mercredi 1er mai. Strasbourg a été touchée par plusieurs incidents. Gilets rouges de la CGT, "gilets jaunes" et représentants de partis de gauche mêlés, ont opposé une "riposte générale" au gouvernement et au Medef. Quelques centaines de "gilets jaunes" avaient débuté dans l'après-midi une marche passant par le siège de plusieurs grands médias à Paris, pour réclamer "un traitement médiatique impartial" du mouvement social né en novembre.

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Les "gilets jaunes" ont été 23.600 à manifester samedi à travers le pays, dont 2.600 à Paris, à en croire les chiffres du ministère de l'Intérieur, parmi les plus bas depuis le début du mouvement social en novembre 2018.

Certains avaient prévu de faire l'impasse ce samedi pour se concentrer sur les manifestations du 1er mai, qui s'annoncent tendues. Des appels à un mercredi "noir et jaune" ont été lancés et "gilets jaunes" et black blocs appellent à transformer Paris en "capitale de l'émeute". 

60.000 selon les gilets jaunes
Les "gilets jaunes" ont pour leur part comptabilisé "60.132 manifestants minimum", selon un décompte provisoire. La semaine dernière, le ministère avait comptabilisé 27.900 manifestants, dont 9.000 dans la capitale. Quelques tensions ont été rapportées à Strasbourg (est), Lille (nord) ou Toulouse (sud-ouest). 

A Strasbourg, les forces de l'ordre ont barré la route du centre et des institutions européennes au cortège (2.000 "gilets jaunes" selon la préfecture). 26 personnes ont été interpellées et la préfecture a déploré de "nombreuses dégradations". 

Une première
Sur Paris, des militants NPA étaient notamment présents, dont les leaders du parti Philippe Poutou et Olivier Besancenot, tout comme, côté LFI, Jean-Luc Mélenchon, Adrien Quatennens ou encore Alexis Corbière. "C'est la première fois qu'il y a un appel de cette nature, c'est-à-dire des organisations syndicales, des associations et des mouvements politiques", a souligné M. Mélenchon sur BFMTV.

La manifestation s'est déroulée dans une ambiance bon enfant, avec des slogans comme "De cette société, on n'en veut pas" ou "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère". Partie vers 13h00 de Montparnasse, la manifestation s'est dispersée moins de deux heures plus tard place d'Italie, sans incident.

"Ils arrêtent ceux qui disent la vérité"
Mais les gilets jaunes qui ouvraient la marche réclamaient aussi un traitement médiatique plus impartial du mouvement. Ils se sont élancés peu après 13H00 du parvis proche de la Maison de la Radio, avant de rejoindre notamment la tour de la chaîne privée TF1, et de poursuivre leur parcours vers d'autres médias. Des banderoles pour le référendum d'initiative citoyenne (RIC), principale revendication des "gilets jaunes", ou en soutien à Julian Assange, étaient notamment brandies lors de cette marche, organisée sous haute sécurité policière.

Une pancarte proclamant "le droit d'informer pour Gaspard Glanz" était aussi visible dans le cortège. Ce reporter de 32 ans a été interpellé samedi dernier place de la République à Paris, lors de l'acte 23 des "gilets jaunes" pour avoir fait un droit d'honneur après avoir été poussé par un policier. Il doit être jugé le 18 octobre pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique". Il lui est également interdit de couvrir les manifestations parisiennes. "Les policiers veulent arrêter les journalistes indépendants parce que ce sont les seuls à dire la vérité. Les médias traditionnels ne disent pas la vérité", a estimé dans le cortège Julien, un boulanger de 29 ans à Grigny (Essonne). "Les journalistes des grands médias, peu importe ce qu'on leur dira, ça se retournera toujours contre nous", ajoute-t-il.

Gilets jaunes cherchent nouveau souffle
Deux jours après les annonces d'Emmanuel Macron en réponse à la crise sociale, les "gilets jaunes" tentaient samedi de se remobiliser à travers le pays, pour protester cette fois contre ce qu'ils estiment être un "bla-bla" présidentiel.

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