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Rajoy appelle au calme face aux "délires" catalans

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a appelé mercredi les Catalans et tous les Espagnols à garder leur confiance en l'avenir, en dénonçant des "délires autoritaires" en Catalogne, au lendemain de la présentation d'une loi régionale de "rupture" séparatiste.

"A tous les Catalans et à tous les Espagnols je veux demander qu'ils gardent leur confiance en l'avenir car les délires autoritaires" ne pourront "jamais vaincre la sérénité et l'équilibre de notre Etat démocratique", a dit M. Rajoy, lors d'un discours devant des entrepreneurs à Madrid.

"L'Espagne est un grand pays"
"L'Espagne est un grand pays car il compte sur l'énergie de beaucoup d'Espagnols, de Catalans aussi, sensés, démocrates et modérés qui sont de plus en plus oubliés par une tendance de plus en plus radicale et conflictuelle", a-t-il ajouté.

Référendum séparatiste
La coalition séparatiste qui dirige la Catalogne depuis janvier 2016 a présenté mardi la loi qui servira à convoquer un référendum d'autodétermination dans la région le 1er octobre, en dépit de son interdiction par la justice espagnole. La loi, qui devrait être soumise au vote des parlementaires catalans à la fin août, présente le peuple catalan comme un "sujet politique souverain".

"Régime juridique d'exception"
Elle instaure un "régime juridique d'exception", censé prévaloir sur toutes les autres normes, y compris de l'Etat espagnol. La loi met aussi en place une autorité de supervision électorale qui devra organiser le scrutin auquel seront appelés à participer tous les habitants de nationalité espagnole âgés de plus de 18 ans dans la région du nord-est aux 7,5 millions d'habitants.

Réaction de Madrid
La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, chargée du dossier catalan, a assuré qu'en 24 heures l'Etat serait en mesure de paralyser une telle initiative. Sans évoquer directement la Catalogne, la ministre espagnole de la Défense, Maria Dolores de Cospedal, a rappelé que l'armée et la garde civile étaient aussi là pour défendre la Constitution et l'intégrité territoriale du pays.

Question posée aux Catalans
Le référendum prévu par les séparatistes poserait la question: "Voulez-vous que la Catalogne soit un Etat indépendant sous forme de république?". Les indépendantistes ont assuré mardi qu'en cas de victoire du "oui", ils déclareraient l'indépendance dans les 48 heures. Dans le cas contraire, le gouvernement régional de Carles Puigdemont convoquerait de nouvelles élections régionales, selon eux.

Divisions
La société catalane est pourtant encore profondément divisée : 48,5% des Catalans sont contre la sécession, 44,3% pour, selon un récent sondage d'un institut dépendant du gouvernement catalan. Mais une très large majorité, plus de 70%, aimerait trancher la question par un référendum.

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