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Image d'illustration © thinkstock

Rescapé du Bataclan, il est traumatisé par une simulation d’attentat de son entreprise

Présent au Bataclan le 13 novembre 2015, ce salarié de Publicis a très mal vécu le fait d’avoir été contraint de vivre une simulation d’attentat par son employeur, relate franceinfo.

En juin 2018, l’entreprise Publicis organise une simulation d’attentat dans ses locaux parisiens sans prévenir ses employés. Une démarche maladroite car plusieurs d’entre eux étaient présents au concert des Eagles of Death Metal au Bataclan le soir du 13 novembre. Deux y ont d’ailleurs perdu la vie.

Traumatisé par cet exercice qui lui a rappelé la tragique soirée, Guillaume Delmas a pris la décision il y a quelques mois d’assigner en justice son employeur. “Je l’ai vécu comme si ça recommençait”, a relaté le publicitaire, qui s’est retrouvé face à un faux terroriste lors de la simulation. “Le minimum d’humanité, c’est de prévenir les rescapés qui continuent à bosser dans les locaux.”

En arrêt médical depuis

Le quadragénaire est en arrêt médical depuis le 5 juillet 2018, soit un mois après l’exercice. Il est aujourd’hui sous antidépresseurs. L’expertise médicale avait révélé qu’il souffrait de “stress post-traumatique compliqué d’un épisode majeur”. Les médecins sont catégoriques: la simulation réalisée à Publicis a joué un rôle sur sa santé.

Guillaume a saisi le conseil des prud’hommes, l’audience doit se tenir ce mardi. Il souhaite que son employeur résilie son contrat de travail et verse une indemnisation à la hauteur du préjudice moral causé par l’exercice. Dans le camp des employeurs, il a été notamment reproché au rescapé du Bataclan de se servir de l’incident pour “régler d’autres problèmes”.