Sarkozy: "Qui aime-t-il, à part lui-même?"

VideoL'UMP Xavier Bertrand a vivement réagi vendredi aux propos cinglants prêtés Nicolas Sarkozy sur lui-même, se demandant qui aime l'ex-président, "à part lui".

Dans "Ca reste entre nous, hein?", deux journalistes du Parisien-Aujourd'hui en France livrent ce qu'ils présentent comme le contenu de conversations régulières avec l'ancien chef de l'État, ce dernier qualifiant notamment M. Bertrand de "petit assureur", "médiocre" et "bon à rien".

Phrases "méchantes, cruelles, assassines"
Le député de l'Aisne croit-il que l'ancien président a tenu de tels propos? "Oui évidemment", a répondu M. Bertrand sur Europe 1, "je suis sûr et certain qu'il les a prononcés". "Je crois aussi qu'il l'a pensé au moment où il l'a dit", a poursuivi le candidat à la primaire UMP pour la prochaine présidentielle. "Ces phrases méchantes, cruelles, assassines sur tout le monde (...), il en est capable, mais je crois qu'à force de critiquer tout le monde comme ça, il y a une question qui se pose: qui est-ce qu'il aime, à part lui?".

Respect
Pour l'ancien ministre, "ce n'est pas la première fois que des propos comme ça sont rapportés, c'est peut-être la première fois qu'ils sont condensés dans un livre. Ca traduit aussi une différence supplémentaire entre lui et moi: le respect". "J'ai du respect pour l'ancien chef de l'État, mais je pense aussi qu'en politique si on veut inspirer confiance, il faut de l'exemplarité. Comment voulez-vous qu'il y ait du respect entre les Français quand il n'y a pas de respect entre les responsables politiques d'une même famille?", a interrogé M. Bertrand, déterminé à ne plus "s'aligner", se "mettre au service de quelqu'un - de Nicolas Sarkozy, d'autres".

Compilation
Dans un livre de 271 pages publié mercredi et intitulé "Ça reste entre nous, hein ?" (Flammarion), Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel rapportent un florilège de propos prononcés par l'ancien président, qui n'épargne pas François Hollande, mais guère davantage ses camarades de l'UMP.

  1. Le jour où le vol MH17 s’est crashé, c’est lui qui a été chargé de rassembler les restes des corps des victimes

    Le jour où le vol MH17 s’est crashé, c’est lui qui a été chargé de rassembler les restes des corps des victimes

    Quand le vol MH17 de Malaysia Airlines qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur s’est crashé, c’est lui qu’on a appelé. Le sergent Rod Anderson était le commandant de la Disaster Victim Identification pour la police fédérale australienne. C’est lui qui a été chargé d’identifier les victimes et de rendre les dépouilles à leurs familles. Pour rappel, 238 personnes dont 15 membres d’équipage ont perdu la vie le 17 juillet 2014.