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Sarkozy s'apprête à briguer la présidence de l'UMP

Nicolas Sarkozy devrait annoncer prochainement sa candidature à la présidence de l'UMP, passage obligé pour l'ancien chef de l'Etat s'il veut briguer l'élection présidentielle de 2017. Selon le Parisien, Nicolas Sarkozy aurait même confirmé sa décision à son entourage, quelques jours après son retour de vacances.

Jean-François Copé, lui-même ancien patron de l'UMP, a appelé mardi ses proches à soutenir l'ex-président. La clôture des candidatures est dans 21 jours, le 30 septembre.

"Sur l'élection du futur président de l'UMP, même si je ne vais pas bien sûr m'engager dans cette campagne et que chacun est libre de ses choix, nous sommes dans l'attente de la décision de Nicolas Sarkozy. Je pense qu'être copéiste et soutenir Nicolas Sarkozy, c'est une démarche cohérente", a affirmé le député-maire de Meaux selon plusieurs élus UMP présents.

M. Copé réunissait un comité stratégique des élus et cadres qui le soutiennent, pour la première fois depuis début juillet.

Devant "pas loin de 70 personnes", dont "plus de la moitié de parlementaires", selon un participant, et notamment ses fidèles Michèle Tabarot (députée UMP des Alpes-Maritimes), Marc-Philippe Daubresse et Sébastien Huyghe (Nord), il a rappelé sa décision de "prendre du recul par rapport à la scène politicienne" : "Je me suis abstenu de toute expression médiatique, et je compte le faire pour un bout de temps encore".

M. Copé, pris dans la tempête de l'affaire Bygmalion, avait démissionné le 15 juin de la tête de l'UMP, affirmant son "intégrité totale" et faisant voeu d'abstinence médiatique pour un temps.

Mais l'ancien porte-parole des gouvernements du deuxième quinquennat de Jacques Chirac s'est exprimé depuis à quelques reprises sur les réseaux sociaux.

Le 9 juillet, il dénonçait ainsi sur sa page Facebook "les règlements de compte personnels (qui) rendent l'UMP inaudible" au lendemain d'un bureau politique qui avait permis de faire un peu de lumière sur les comptes du parti.

Surtout, il était sorti de sa diète médiatique dès le 2 juillet pour manifester -déjà- sur Twitter son "soutien" à Nicolas Sarkozy et critiquer ceux qui font "tout" pour empêcher le retour de l'ex-chef de l'Etat.

Les militants UMP éliront le président de leur parti par vote électronique le 29 novembre.