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Sécuriser le procès du 11 septembre: 200 millions par an

Les mesures de sécurité qui entoureront l'organisation à New York du procès des auteurs présumés des attentats du 11 septembre 2001 vont coûter plus de 200 millions de dollars par an, a estimé mercredi le maire de la ville Michael Bloomberg, réclamant une aide fédérale.
 
Crise financière de NYC
Dans une lettre adressée à Peter Orszag, directeur fédéral du bureau du budget à Washington, l'édile donne ainsi une première estimation du prix à payer pour le procès à haut risque de Khaled Cheikh Mohammed ("KSM"), cerveau auto-proclamé des attentats, et de ses co-accusés Ramzi ben al-Shaiba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Mustapha al-Hawsawi.
 
"Nous estimons le coût des opérations de sécurité à environ 216 millions de dollars pour la première année et 206 millions par an les années suivantes", écrit M. Bloomberg dans le document, soulignant qu'une aide fédérale sera nécessaire.
 
Le maire rappelle que New York traverse une crise financière et que le nombre de policiers a été réduit. "Comme les attentats du 11 Septembre étaient dirigés contre la nation entière, nous aurons besoin de l'assistance du gouvernement fédéral pour faire face aux dépenses", estime-t-il. Pour les suspects du 11-Septembre, "les mesures de sécurité seront en place jour et nuit pendant des années", ajoute-t-il.
 
Peines
Les procureurs ont d'ores et déjà annoncé qu'ils demanderont la peine de mort pour "KSM" et ses co-accusés dans les attentats, qui avaient fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, la plupart dans les tours du World Trade Center à New York.
 
Un grand jury fédéral doit décider si les cinq hommes, actuellement détenus à Guantanamo, peuvent être inculpés et jugés, à quelques centaines de mètres seulement du théâtre des événements tragiques de 2001.
 
Pour le président Barack Obama, un procès devant un tribunal de droit commun permettrait de mettre un terme aux abus commis sous l'administration de George W. Bush dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme".
 
Certains estiment au contraire que les accusés de terrorisme devraient être jugés devant des tribunaux militaires d'exception. (belga)