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Donald Trump. © AFP

Trump annonce des sanctions "dures" visant le Guide suprême iranien

Mise à jourLe président américain Donald Trump a signé lundi un décret imposant, selon lui, des sanctions “dures” visant le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Des sanctions contre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif et le gel de “milliards de dollars” d’actifs iraniens supplémentaires ont par ailleurs été annoncées par le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Selon M. Trump, ces nouvelles sanctions font suite à “une série de comportements agressifs de la part du régime iranien au cours des semaines écoulées, dont la destruction d’un drone américain”. “Nous continuerons à faire monter la pression sur Téhéran”, a affirmé M. Trump depuis le Bureau ovale, assurant que les sanctions pourraient rester en place pendant “des années”.

“Les sanctions contenues dans ce décret empêcheront le Guide suprême, son équipe et d’autres qui lui sont étroitement liés d’avoir accès à des ressources financières essentielles”, a précisé M. Trump. “Les actifs de l’ayatollah Khamenei et de son équipe ne seront pas épargnés par les sanctions”, a-t-il martelé.

“Nous placerons” sur la liste des sanctions “M. Zarif plus tard cette semaine”, a précisé de son côté M. Mnuchin, ajoutant que huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution étaient également visés.

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L’Ayatollah Ali Khamenei. © AP

“L’armée américaine n’a rien à faire dans le Golfe”, dit l’Iran

TEHERAN 24/06 (AFP) = Téhéran a réagi lundi soir aux nouvelles sanctions imposées par Washington contre la République islamique en représailles à la perte d’un drone abattu par l’Iran, en affirmant que l’armée américaine n’avait “rien à faire dans le Golfe”.

Le président américain Donald Trump “a raison à 100% sur le fait que l’armée américaine n’a rien à faire dans le golfe Persique”, écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, sur Twitter.

“Le retrait de ses forces est parfaitement conforme aux intérêts des États-Unis et du monde”, ajoute M. Zarif, qui, selon Washington, doit lui même être personnellement visé cette semaine par de nouvelles sanctions américaines.

Plus tôt lundi, M. Trump avait appelé les pays importateurs de pétrole à “protéger leurs propres navires”, après une série d’incidents dans le Golfe ou en mer d’Oman imputés par Washington à Téhéran, qui a démenti toute implication.

“91% des importations chinoises de pétrole passent par le détroit d’Ormuz, 62% pour le Japon, et c’est pareil pour nombre d’autres pays”, a tweeté M. Trump, ajoutant : “Pourquoi protégeons-nous ces voies de navigation (depuis de longues années) pour d’autres pays sans la moindre compensation”.

Pour M. Zarif, “il est maintenant clair que la [bande à Bolton] ne se préoccupe pas des intérêts américains” : “ils méprisent la diplomatie et ont soif de guerre”, écrit-il sur Twitter.

M. Zarif use du terme “B team” en anglais pour qualifier l’équipe formée selon lui par le conseiller à la sécurité nationale américaine John Bolton, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ainsi que les prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane et son homologue d’Abou Dhabi, Mohammad ben Zayed, tous partisans d’une ligne dure contre l’Iran.

M. Zarif accuse les quatre hommes d’être les éminences grises soufflant à M. Trump ses décisions vis-à-vis de l’Iran.