Plein écran
Trump et Bolsonaro © Twitter

Trump et Bolsonaro, "bromance" à Osaka

On savait Donald Trump et Jair Bolsonaro proches, et unis - entre autres - par leur goût assumé de la provocation. Leurs retrouvailles vendredi à Osaka, en marge du sommet du G20, n'ont fait que confirmer leur bonne entente. "C'est quelqu'un de spécial", a lancé le milliardaire américain, félicitant une nouvelle fois l'ex-parachutiste pour "l'une des plus grandes victoires électorales où que ce soit dans le monde".

Plein écran
© AP

"Il est très bon, il est vraiment aimé par le peuple brésilien", a-t-il ajouté sans détour. "Je suis l'un de vos grands admirateurs depuis longtemps, même avant votre élection", a répondu le président brésilien, reprenant un thème qu'il avait largement développé lors de sa visite à la Maison Blanche en mars.

"Je soutiens Trump, je soutiens les Etats-Unis, je soutiens votre réélection", a-t-il asséné.

Mais c'est d'un tweet, outil de prédilection des deux hommes, que le président brésilien a le mieux résumé leur proximité: une simple photo, pouces levés, très larges sourires. Et comme un air moqueur dans le regard.

Plein écran
© AP
Plein écran
© AFP

Première rencontre entre Macron et Bolsonaro

Emmanuel Macron a rencontré jeudi à Osaka (Japon) pour la première fois le président brésilien d’extrême-droite Jair Bolsonaro qu’il a appelé à ne pas sortir de l’accord de Paris sur le climat, a indiqué l’Elysée. Les deux chefs de l’Etat, qui ne se connaissaient pas, ont “eu une discussion très directe” en marge du sommet du G20, a précisé la présidence.

Emmanuel Macron a “insisté sur la nécessité que le Brésil reste dans l’accord de Paris” alors que Jair Bolsonaro avait évoqué un possible retrait au cours de la campagne présidentielle. Mais il “a confirmé sa volonté de demeurer dans l’accord”, selon l’Elysée.

Le chef de l’Etat français avait exprimé jeudi sa crainte que le Brésil ne suive l’exemple des Etats-Unis, qui ont décidé de quitter l’accord en 2017, et ne rejoigne ces derniers en ne signant pas la déclaration sur le climat attendue en clôture du sommet vendredi. Dans ce cas, Emmanuel Macron a indiqué qu’il s’opposerait à la signature d’un pacte commercial entre l’UE et le Mercosur.

Il a également fait part de ses préoccupations sur la déforestation de l’Amazonie, dont l’avait alerté le chef indien Raoni qu’il avait reçu à l’Elysée en mai. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian se rendra en juillet au Brésil, a précisé l’Elysée.

Plein écran
© Photo News
Plein écran
© Photo News