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Trump: “Les Kurdes ne sont pas des anges”

Mise à jourLe président américain Donald Trump a estimé mercredi que les Kurdes, contre lesquels Ankara a lancé une offensive dans le nord de la Syrie depuis le retrait des troupes américaines, n’étaient “pas des anges”.

“Ce ne sont pas des anges, ce ne sont pas des anges”, a déclaré depuis la Maison Blanche le milliardaire républicain, accusé par de nombreuses voix aux États-Unis d’avoir abandonné les Kurdes. La Turquie a lancé la semaine dernière une offensive dans le nord de la Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les pays occidentaux mais qualifiée de “terroriste” par Ankara.

“Les Kurdes sont plus en sécurité aujourd’hui”, a affirmé M. Trump. “Les Kurdes savent se battre”, a-t-il ajouté. “Ils se sont battus avec nous, nous avons payé beaucoup d’argent pour qu’ils se battent avec nous et c’est OK”, a-t-il encore dit. Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs une nouvelle fois défendu sa décision de retirer les soldats américains stationnés dans le nord-est de la Syrie.

“Si la Turquie va en Syrie, c’est une affaire entre la Turquie et la Syrie, ce n’est pas notre problème”, a-t-il martelé quelques heures avant le départ de son vice-président Mike Pence, qui doit rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan en Turquie avec la volonté affichée d’obtenir un cessez-le-feu immédiat. “Il y a beaucoup de pays là-bas qui détestent le groupe Etat islamique autant que nous, parfois plus”, a-t-il martelé, estimant que ces derniers devaient prendre le relais des Etats-Unis.

“La Syrie peut avoir l’aide de la Russie, ce n’est pas un problème. Il y a beaucoup de sable là-bas, il y a beaucoup de sable avec lequel ils peuvent s’amuser”, a-t-il ironisé. “Nous sommes dans une position stratégique très bonne” a-t-il ajouté. “C’est brillant d’un point stratégique”, a-t-il insisté, soulignant que tous les soldats américains avaient été retirés de la zone.

“Nous aiderons à négocier”, a-t-il ajouté. “Nous voulons que les guerres cessent, d’un point de vue humanitaire”.

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