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Uber ne sera pas interdit en Egypte

La Haute cour administrative égyptienne a annulé samedi la décision d'un tribunal qui interdisait les services de VTC (voitures de transport avec chauffeur), comme ceux d'Uber et son concurrent émirati Careem, selon une source judiciaire.

En mars 2018, un tribunal administratif du Caire s'est prononcé pour l'arrêt des services de VTC, considérés par les chauffeurs de taxi comme une concurrence déloyale.

Ce jugement a ensuite été suspendu en appel le mois suivant avant d'être annulé samedi par la Haute cour administrative, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

La décision de la Haute cour administrative fait suite à la promulgation en juin 2018 par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi d'une loi de régulation de l'activité des VTC.

Cette loi, de facto, légalisait l'existence des VTC. La décision de samedi, émanant de la plus haute juridiction administrative, tranche définitivement ce litige en faveur des VTC.

Les chauffeurs de taxi ont longtemps dénoncé le fait que les conducteurs de VTC, contrairement à eux, n'avaient pas à payer de droits pour l'utilisation de leurs véhicules de transport.

Or, en vertu de la loi promulguée par le président égyptien, chaque chauffeur doit s'acquitter d'un permis d'exploitation et d'une carte spéciale pour une valeur totale de 3.000 livres (environ 150 euros) maximum par an.

Uber et Careem considèrent l'Egypte, où les taxis ont très mauvaise réputation, comme un marché majeur, en particulier sa capitale Le Caire et ses plus de 20 millions d'habitants.