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UE: accord pour différer le paiement britannique

UpdateLes ministres européens des Finances se sont accordés vendredi pour permettre à Londres "d'étaler jusqu'au 1er septembre 2015" le paiement de sa rallonge de 2,1 milliards d'euros au budget de l'UE, ont indiqué des sources européennes.

Cet accord vise à satisfaire le Premier ministre, David Cameron, qui avait signifié son refus de payer cette note à la date butoir prévue du 1er décembre et entendait gagner du temps en vue des élections britanniques de mai 2015, ont indiqué ces sources.

Caractère exceptionnel de la situation
"Le conseil a reconnu le caractère exceptionnel de la situation et demande à la Commission européenne de changer les règles" pour permettre ce compromis, a indiqué un diplomate. Les Britanniques paieront "quand ils le souhaitent", la seule obligation pour eux étant de s'acquitter de la somme dans un délai courant jusqu'au 1er septembre, a-t-on appris auprès des négociateurs.

Montant inchangé
"Ils peuvent payer après les élections", a-t-on précisé de même source. "Le montant de la rallonge britannique n'est pas changé", a-t-elle ajouté. Cet étalement a été consenti à tous les Etats membres de l'Union européenne sommés de remettre au pot européen à la suite d'une révision des PIB effectuée par les États membres eux-mêmes, a-t-on indiqué de même source. Les Pays-Bas sont également appelés à payer un supplément de près de 700 millions d'euros au budget de l'UE pour l'année 2014.

Les conditions britanniques
Les Européens discutaient vendredi à Bruxelles de la possibilité d'accorder à Londres un échéancier pour régler le supplément de 2,1 milliards d'euros dû au titre de sa contribution au budget européen pour 2014 sans cacher leur exaspération face au chantage exercé par David Cameron.

"Inacceptable"
Le Premier ministre britannique jugeait "inacceptable" ce réajustement de la contribution de son pays découlant de sa bonne santé économique. "Sur cette question j'ai donné une réponse claire: nous ne paierons pas ces 2,1 milliards d'euros le 1er décembre et je n'ai pas l'intention de payer un tel montant", a-t-il réaffirmé vendredi depuis Helsinki. "J'espère que cela pourra être accepté par nos partenaires. Sinon nous aurons un grave problème", a-t-il averti.