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Le Premier ministre britannique Boris Johnson au 10 Downing Street, Londres, le 16 octobre 2019. © EPA

Un accord imminent sur le Brexit? Pas si vite...

Mise à jourLe président du Conseil européen Donald Tusk a déclaré mercredi que les bases d’un accord sur le Brexit étaient “prêtes” et pourraient se concrétiser dans les prochaines heures. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a quant à lui admis qu’il existait une chance d’aboutir à un bon accord, mais que les deux parties n’y étaient “pas encore.”

“Les bases d’un accord sont prêtes et, en théorie, demain nous pourrions approuver cet accord avec la Grande-Bretagne”, a dit M. Tusk aux journalistes polonais à Bruxelles. “En théorie, d’ici sept à huit heures, tout devrait être clair”, a-t-il ajouté.

L’ancien Premier ministre polonais a tenu ces propos au moment où les négociateurs britanniques et européens poursuivaient leurs discussions dans l’espoir d’aboutir à un accord avant le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.

“Les négociations sont en cours. J’espérais que nous obtiendrions un texte juridique prêt et négocié même ce matin afin que les États membres puissent en connaître le détail”, a déclaré Tusk. Selon lui, “tout va dans la bonne direction”.

Cependant, “avec le Brexit et nos partenaires britanniques, tout est possible”, a ajouté M. Tusk, précisant qu’il y avait “beaucoup d’agitation” côté britannique. “Hier soir, j’étais prêt à parier que tout était réglé et prêt. Aujourd’hui, il y a certains doutes du côté britannique”, a précisé M. Tusk.“On verra, je suis toujours optimiste”, a-t-il ajouté.

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Jean-Claude Juncker et Donald Tusk. © EPA

Boris Johnson: “Une chance d’obtenir un bon accord, mais nous n’y sommes pas encore”

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a de son côté assuré en conseil des ministres mercredi qu’il existait “une chance d’obtenir un bon accord” mais que les deux parties n’y étaient “pas encore”, selon Downing Street.

Il y a “une chance d’obtenir un bon accord mais nous n’y sommes pas encore”, a-t-il déclaré à ses ministre, selon son porte-parole. Il reste toujours “un certain nombre de questions en suspens”, selon la même source, qui a ajouté que le gouvernement avait donné au Premier ministre son “entier soutien” pour continuer à travailler.

De nouvelles discussions devraient se tenir avec le parti unioniste nord-irlandais DUP, allié du parti conservateur de Boris Johnson au Parlement britannique.

Des discussions marathon se poursuivent à Bruxelles pour tenter de trouver un accord pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, prévue le 31 octobre. Elles se concentrent sur plusieurs questions épineuses. La manière d’éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’UE, afin de préserver la paix sur l’île tout en permettant des contrôles douaniers, est la plus complexe. Le droit de regard accordé aux autorités nord-irlandaises sur l’accord de divorce pose aussi problème car les Européens l’assimilent à un droit de veto.

Le porte-parole de Boris Johnson a par ailleurs confirmé que le gouvernement voulait que le Parlement britannique siège samedi, pour la première fois un tel jour depuis la guerre des Malouines il y a 37 ans, au lendemain du sommet européen. Une motion en ce sens a été déposée.

Si aucun accord n’est trouvé d’ici au 19 octobre, une loi contraint Boris Johnson à demander à l’UE un report de trois mois du Brexit. Un tel report, qui serait le troisième, nécessite l’accord unanime des 27.