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Emmanuel Macron, considéré comme un anti-Montebourg, constitue la surprise de ce gouvernement Valls 2. © ap

Un "anti-Montebourg" dans un gouvernement légèrement remanié

UpdateC'est une première. Najat Vallaud-Belkacem nommée au ministère de l'Education en remplacement de Benoît Hamon, à l'origine avec Arnaud Montebourg de la démission du gouvernement, est devenue la première femme à reprendre le porte-feuille de l'Education nationale. Christiane Taubira reste ministre de la Justice. Laurent Fabius, Ségolène Royal ou Michel Sapin conservent également leur ministère. Enfin, Emmanuel Macron, un proche de François Hollande, remplace Arnaud Montebourg, et devient ministre de l'Economie et de l'Industrie. Fleur Pellerin, enfin, hérite de la Culture, à la place d'Aurélie Filipetti. Le Premier ministre, Manuel Valls, sera dans la foulée l'invité du journal de 20H00 de France 2.

Un proche du président français François Hollande, l'ancien banquier d'affaires Emmanuel Macron, a été nommé mardi ministre de l'Economie, succédant au bouillant Arnaud Montebourg, dont les critiques de la politique économique du chef d'Etat ont provoqué la pire crise de la présidence. Emmanuel Macron, 36 ans, était jusqu'à la mi-juillet secrétaire général adjoint de la présidence et conseiller économique et financier de François Hollande. Issu de la prestigieuse Ecole nationale d'administration (ENA), il a été banquier d'affaires à la banque Rothschild.

Pas membre du parti
La nomination de ce tenant d'une ligne plus libérale, qui n'est pas membre du Parti socialiste, montre que le président et son Premier ministre Manuel Valls ont tranché contre les partisans d'une politique plus sociale, alors que la France est en proie à un fort chômage, dans un contexte de croissance en panne. François Hollande avait demandé à son Premier ministre Manuel Valls, reconduit, de "composer un gouvernement de clarté sur la ligne, les comportements, la composition et la majorité".

Le nouveau gouvernement comprend seize ministres de plein exercice, huit hommes et huit femmes. Le remaniement est très limité puisque douze ministres conservent leurs fonctions, notamment le chef de la diplomatie Laurent Fabius, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ou la ministre de la Justice Christiane Taubira.

Najat Vallaud-Belkacem, jusqu'ici ministre de la Jeunesse et des Sports, devient ministre de l'Education nationale, à quelques jours de la rentrée scolaire, en remplacement de Benoît Hamon, un autre partisan de l'aile gauche du parti socialiste, qui avait soutenu Arnaud Montebourg dans ses critiques. Elle devient la première femme à occuper cette fonction.

Risques
Fleur Pellerin, qui était secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, devient ministre de la Culture, succédant à Aurélie Filippetti, qui n'a pas souhaité faire partie du nouveau gouvernement.  L'aile gauche du Parti socialiste est depuis des mois vent debout contre le "pacte de responsabilité" décidé par François Hollande qui prévoit 40 milliards d'euros en faveur des entreprises et 50 milliards d'économies en trois ans.

Avec le départ de leurs représentants au gouvernement, François Hollande prend le risque d'effriter sa majorité parlementaire. Les socialistes et leurs alliés du parti radical comptent 307 députés alors que la majorité absolue est de 289. Elu avec le soutien des écologistes et d'une partie de l'extrême gauche, François Hollande ne peut déjà plus compter ni sur ces derniers, passés à une quasi-opposition, ni sur les verts qui n'ont pas participé au gouvernement sortant et ont repris leur liberté de vote.

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À 36 ans, Najat Vallaud-Belkacem connaît une ascension fulgurante. © afp

Le gouvernement Valls II comprend comme ministres de plein exercice huit hommes et huit femmes, respectant une parité totale, a annoncé le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet.

Remaniement limité
Ce remaniement est limité puisque douze ministres conservent leurs fonctions : Christiane Taubira à la Justice, ainsi que Laurent Fabius (Affaires étrangères/développement international), Ségolène Royal (Ecologie/développement durable/énergie), Michel Sapin (Finances et comptes publics), Marisol Touraine (Affaires sociales), François Rebsamen (Travail/emploi/dialogue social), Jean-Yves Le Drian (Défense), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Stéphane Le Foll (Agriculture et porte-parole du gouvernement), Sylvia Pinel (Logement/Egalité des territoires/ruralité, George Pau-Langevin (outre-mer), Marylise Lebranchu (Décentralisation et Fonction publique).

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  1. Un “guérisseur” allemand ne devrait pas aller en prison suite aux décès de 3 patients dont une Belge

    Un “guérisseur” allemand ne devrait pas aller en prison suite aux décès de 3 patients dont une Belge

    Un tribunal de la ville allemande de Krefeld, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a condamné lundi le "guérisseur" du cancer Klaus Ross, 62 ans, à deux ans de prison avec sursis. Celui dont le centre pour le traitement du cancer a été fermé il y a quelques années est tenu pour responsable de la mort de trois patients, dont une femme belge. Le ministère public allemand avait requis une peine de trois ans de prison.