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La cour de Rotterdam, le 10 janvier 2019 © afp

Un attentat "d'une ampleur inédite" évité dans un festival aux Pays-Bas

Six personnes que la police qualifie de "djihadistes endurcis" projetaient d'utiliser des explosifs, des grenades et des armes lourdes dans un festival.

Le ministère public a révélé, cette semaine, lors de l'audience préliminaire au procès de ces six personnes, que la police avait mis la main sur des plans précis liés à l'organisation d'un attentat dans un festival. Outre les gilets d'explosifs et les fusils d'assaut, les accusés auraient également projeté d'utiliser une voiture piégée. L'attentat aurait pu faire "des dizaines de victimes", précise le parquet. L'endroit exact du festival n'a pas été révélé.

Infiltration par le service des renseignements
C'est grâce à un agent infiltré des services des renseignements que les accusés ont pu être interpellés. L'agent s'est présenté comme un pourvoyeur d'armes et d'explosifs pour approcher les accusés. L'arrestation a eu lieu dans un camp de vacances, situé à Weert, dans le sud du pays. 

Les enquêteurs avaient repéré les agissement de la tête du groupe, Hardi N., déjà condamné pour avoir voulu rejoindre la Syrie. L'homme était à la recherche de matériel et de complices pour accomplir "son rêve" et passer à l'action. L'opération d'infiltration était en cours depuis le printemps 2018.

"Une provocation"
Sur les six personnes arrêtées, seulement trois ont décidé de comparaître devant le juge cette semaine. Les avocats des accusés soutiennent que ces derniers ont été "provoqués" par l'agent infiltré et qu'ils "voulaient seulement jouer avec des kalachnikovs". Pour le parquet, il s'agit bien d'un groupe de "djihadistes endurcis" et l'action a permis d'éviter un attentat.  

Le procès se tiendra en avril.