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Photo d'illustration © Getty Images/iStockphoto

Un garçon de quatre ans meurt, des anti-vaccins avaient conseillé sa mère

Avant de donner le Tamiflu à son fils, une mère avait effectué quelques recherches sur Internet. Un groupe Facebook anti-vaccin l’avait alertée des “dangers” de ce produit. Son fils est décédé quelque temps plus tard.

Dans le Colorado, aux États-Unis, une femme a constaté que son fils de quatre ans souffrait de fièvres et de convulsions. Elle a d’abord tenté de le soigner avec des “remèdes naturels”, comme l’huile de menthe poivrée, la vitamine C et la lavande. Tout cela n’a eu aucun effet. La mère est donc allée consulter un médecin qui a prescrit au petit garçon du Tamiflu, un médicament antiviral très connu.  Actif pour réduire la durée de la maladie, ce produit a aussi des effets secondaires, ce qui provoque des inquiétudes.

Inquiète, la mère est allée sur Internet pour chercher des conseils. Elle a notamment consulté le groupe “Stop Mandatory Vaccination”, (“Arrêter la vaccination obligatoire”), qui compte 139.000 membres. Ce groupe  est connu depuis longtemps pour répandre de fausses théories scientifiques et faire de grandes déclarations sans aucune preuve. De nombreux groupes de ce genre existent sur le Web. 

“Remèdes naturels”

Sur le groupe, la mère a reçu des conseils de remèdes naturels. Jamais personne ne lui a suggéré de prendre un médicament. Parmi les conseils donnés dans les commentaires figuraient le lait maternel, le thym et le sureau. 

L’état de l’enfant a empiré et il a finalement été hospitalisé. Un collecte de dons pour payer les soins a été lancée par la famille mais l’enfant est mort quatre jours plus tard. Le ministère de la santé publique du Colorado a confirmé que l’enfant était mort de la grippe et a déclaré qu’il ne disposait pas de dossiers indiquant si l’enfant avait été vacciné.

Depuis, le groupe Facebook “Stop Mandatory Vaccination” a supprimé les messages de la mère.

Facebook réagit

Un porte-parole de Facebook a déclaré: “C’est une tragédie et nos pensées vont à sa famille et à ses proches. Nous ne voulons pas de désinformation sur les vaccins sur Facebook, c’est pourquoi nous travaillons dur pour la réduire partout sur la plateforme, y compris dans les groupes privés”. 

Suite à des décisions similaires prises par Pinterest et YouTube, Facebook a annoncé en mars qu’il limiterait la portée des contenus anti-vaccins, qu’il ne servirait plus les groupes et les pages anti-vaccins dans les résultats de recherche et la barre de recommandations, et qu’il ne permettrait plus aux utilisateurs et aux groupes qui diffusent des informations erronées sur les vaccins de placer des annonces ou de mener des collectes de fonds.