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Klaus Ross. © DR

Un “guérisseur” allemand ne devrait pas aller en prison suite aux décès de 3 patients dont une Belge

Un tribunal de la ville allemande de Krefeld, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a condamné lundi le "guérisseur" du cancer Klaus Ross, 62 ans, à deux ans de prison avec sursis. Celui dont le centre pour le traitement du cancer a été fermé il y a quelques années est tenu pour responsable de la mort de trois patients, dont une femme belge. Le ministère public allemand avait requis une peine de trois ans de prison.

Klaus Ross avait "soigné", dans le village de Bracht au sein de son centre, des patients souffrant du cancer, dont une femme de 55 ans de Beveren. Il administrait par perfusion un médicament encore expérimental, le 3-bromopyruvat, à très forte dose, alors qu'il est suspecté d'avoir été au courant des dangers d'une overdose de cette substance. 

Le directeur de clinique a entre-temps divorcé, tandis que son fils a rompu tout contact. "J'aimerais pouvoir tout réparer", a admis le soigneur face au juge.  Il est actuellement actif en tant qu'infirmier indépendant, a-t-il répondu au tribunal quand on l'interrogeait sur ce point. 

Une Belge de 55 ans, un Néerlandais de 55 ans et une Néerlandaise de 43 ans étaient décédés en 2016 dans les jours suivant l'administration du traitement "alternatif" proposé par le centre Klaus Ross, proche de la frontière avec les Pays-Bas. Les autorités allemandes, soutenues par la police et le parquet néerlandais, avaient alors entamé une enquête.