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Evacuation d'un camp de Roms près de Nice (archive d'illustration, 27 novembre 2013) © reuters

Un immense camp de Roms démantelé en banlieue parisienne

Le démantèlement du plus grand campement de Roms de Seine-Saint-Denis, où plus de 700 personnes étaient installées, au bord de l'autoroute A3, a débuté lundi matin sans incident, a-t-on appris auprès de la préfecture.

"Le démantèlement des habitats précaires a commencé ce matin et quelques personnes ont été évacuées par les forces de l'ordre", a déclaré à l'AFP le préfet de Seine-Saint-Denis Philippe Galli, qui se trouvait sur place, ajoutant que la majorité des habitants "avaient anticipé l'évacuation en quittant les lieux les jours précédents".

Installé depuis juillet 2013 au bord de l'autoroute, entre les communes de Blanc-Mesnil et Aulnay-sous-Bois, à proximité immédiate d'une station-service, ce campement illicite comprenant près de 200 cabanes était sous le coup de deux arrêtés municipaux "de mise en demeure de quitter les lieux", pris en concertation par les nouveaux maires de Blanc-Mesnil et Aulnay-sous-Bois. Des logements ont été réservés pour "une dizaine de personnes en grande difficulté", a ajouté le préfet.

Sur place, "une inquiétante accumulation de déchets" a été découverte, a précisé à l'AFP Bruno Beschizza, maire UMP d'Aulnay-sous-Bois. Selon lui, 4.000 tonnes de déchets ménagers et 6.000 tonnes de "déchets de chantier" ont été déposées illégalement dans ce campement. "Contre des sommes modiques, des habitants accueillaient des bennes pleines de gravats", a-t-il avancé.

Selon la préfecture, la facture pour l'enlèvement des déchets et le traitement du site est estimée entre 500.000 et 700.000 euros. La semaine passée, le maire d'Aulnay-sous-Bois, faisant état d'un "nombre croissant de personnes" mendiant dans la ville, "parfois de manière agressive ou avec enfants", a pris un arrêté visant à interdire la mendicité valable jusqu'au 30 septembre 2014.