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Un millier de gilets jaunes dans les rues de Paris, plusieurs incidents

Environ un millier de "gilets jaunes" manifestaient samedi dans le sud de Paris dans une ambiance émaillée de quelques tensions et sous haute surveillance policière, a constaté un journaliste de l'AFP.

Peu après 14H00, au niveau de l'avenue du Maine, dans le quartier de Montparnasse, des incidents entre manifestants et policiers ont brièvement perturbé le cortège qui voulait dévier de l'itinéraire déclaré en préfecture pour cet acte 56, qui intervient entre deux journées de mobilisation contre la réforme des retraites. 

Non loin de l'endroit où ils ont voulu dévier du parcours prévu, se tenait au même moment une manifestation contre le chômage et la précarité, traditionnellement organisée chaque premier samedi de décembre.

Un groupe de manifestants a tenté de forcer un barrage des gendarmes mobiles, qui les ont repoussés avec leurs boucliers et des grenades lacrymogènes. Quelques autres tirs de gaz lacrymogènes se sont ensuite produits en tête de cortège.

Une personne a été évacuée sur une civière par des "street medics", sans que l'on connaisse dans l'immédiat la gravité de sa blessure, a constaté un journaliste de l'AFP. 

“Une meilleure répartition des richesses”

Rejoints par des étudiants, des militants antifascistes et des syndicalistes de la CGT, les manifestants avaient progressé jusque-là dans le calme depuis leur départ de Bercy en fin de matinée, criant les slogans habituels de ce mouvement social né le 17 novembre 2018: "Macron démission", "Tout le monde déteste la police"...

"Tant que Macron n'est pas tombé, je reste dans la rue", a affirmé Anna, une greffière de 56 ans. "Son parcours, sa façon de nous parler, sa politique", cette fonctionnaire de la justice déteste "tout" chez lui. "Il se croit sorti de la cuisse de Jupiter mais moi je travaille au quotidien avec les précarisés, je sais ce que c'est", a-t-elle ajouté. 

Philippe Combaz, ingénieur des Mines dans le domaine de l'énergie, marche lui pour "une meilleure répartition des richesses". "J'ai travaillé pour Total, EDF, Engie, Alstom, je sais comment est craché le fric dans les grandes entreprises, je connais les arrière-cuisines", a-t-il dit à l'AFP. 

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