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Un témoin de l'enquête de Chevaline s'est suicidé

Un ancien légionnaire, qui avait été entendu dans le cadre de l'enquête sur la tuerie de Chevaline en 2012, dans les Alpes françaises, s'est suicidé, rapporte mercredi SkyNews.

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne travaillant dans le secteur de l'aéronautique et de la défense au Royaume-Uni, sa femme de 47 ans, et sa belle-mère âgée de 74 ans et de nationalité suédoise, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline.

Un cycliste français, Sylvain Mollier, considéré par les enquêteurs comme une victime collatérale, avait également été abattu de plusieurs balles. Zainab, sept ans, la fille aînée du couple al-Hilli, avait été grièvement blessée tandis que sa petite soeur, Zeena, dissimulée sous les jambes de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.

Un ancien légionnaire originaire d'Ugine (Savoie) âgé d'une cinquantaine d'année, dont le nom n'avait pas été cité auparavant mais qui avait été entendu dans le cadre de l'enquête, s'est manifestement suicidé au moyen d'une arme à feu. L'homme n'avait pas été considéré comme un suspect direct à l'époque, peut-on lire sur le site d'informations suisse 20 minutes.

L'homme a laissé une lettre d'adieu de six ou sept pages dans laquelle il raconte "avoir été perturbé" par l'audition et s'être senti accusé, aurait déclaré à l'AFP le procureur d'Annecy Eric Maillaud, selon SkyNews.