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Une attaque des talibans fait deux morts près d’une base américaine en Afghanistan

Une attaque revendiquée par les talibans contre un hôpital en construction près de la base américaine de Bagram, au nord de Kaboul, a fait mercredi deux morts et 73 blessés civils, a indiqué le ministère afghan de l'Intérieur.

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L'attaque, lancée tôt mercredi matin avec l'explosion d'une camionnette piégée et suivie par un assaut de sept hommes, est survenue malgré la reprise samedi à Doha de négociations entre les insurgés et les États-Unis sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan mais aussi sur une réduction de la violence voire un cessez-le-feu.

“Attaque terroriste coordonnée”

"C'est exactement le genre d'acte que nous voulons tenter de réduire", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo devant la presse à Washington, condamnant "le plus fermement possible" cette "attaque terroriste coordonnée". 

Deux morts et 73 blessés

"Deux civils afghans ont été tués et 73 ont été blessés", a déclaré le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, Nasrat Rahimi. Après l'explosion, sept assaillants "ont pris position dans l'immeuble de l'hôpital en construction", selon le gouverneur du district de Bagram, Abdul Shukoor Qudoosi. Mercredi soir, M. Rahimi a annoncé sur Twitter que "tous les assaillants" avaient été "abattus".

Communiqué des talibans

"Le combat continue et des dizaines d'occupants américains et leurs serviteurs afghans ont été tués et blessés", a pour sa part déclaré dans un communiqué sur la messagerie WhatsApp Zabihullah Mujahid, le porte-parole des talibans, qui exagèrent souvent les pertes infligées à leurs adversaires. 

Pas de victimes américaines

Dès mercredi matin, la mission de l'Otan à Kaboul, Resolute Support, avait déclaré qu'il n'y avait "pas de victimes américaines ou de la coalition" et que la base de Bagram était "restée en sécurité tout au long de l'attaque". Cinq soldats géorgiens ont été "légèrement blessés" mais sont "dans un état stable" et "ne nécessitent pas d'hospitalisation", a toutefois fait savoir le ministère géorgien de la Défense.

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