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Bogota, Colombie. © AFP

Une vague de protestation féministe conquiert le monde: “Le violeur, c'est vous”

Vous l’avez peut-être vu passer sur Facebook, Twitter ou Instagram, la chanson “Un violeur sur ta route” devient peu à peu l’hymne mondial de lutte contre la violence et les abus sexuels envers les femmes. La chanson vient du Chili, où un groupe féministe a lancé un spectacle pour attirer les regards sur un système encore très en place dans le monde hispanophone.

Dans les pays d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Espagne, la question du féminicide, à savoir les violences qui s’adressent spécifiquement aux femmes, fait la une des journaux depuis un certain temps déjà. Le groupe d’action féministe chilien “Las Tesis” a écrit une chanson pour la marche organisée le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. L’hymne fait aujourd’hui le tour du monde et a été repris dans des villes comme Paris, Londres, New York, Vancouver, Amsterdam et Berlin. 

Le texte dénonce surtout le machisme et le patriarcat, “qui nous jugent parce que nous sommes nées femmes”. Les yeux bandés, les militantes chantent: “Notre punition est la violence que vous ne voyez pas”, en référence à la violence domestique souvent cachée. “C’est un féminicide. Impunité pour mon tueur. Ce sont les disparitions. C’est de la violence”, entend-on avant que le refrain n’éclate: “Je ne suis pas à blâmer, ni l’endroit où je suis, ni la façon dont je m’habille”. 

La chanson parle aussi spécifiquement de l’État comme d’un “oppresseur”. “Le violeur, c’est vous. Les flics. Les juges. L’État. Le président. L’État oppresseur est un macho qui viole”.

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Paris © AFP
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Rio de Janeiro, Brésil. © AP
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Santiago, Chili. © AP
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