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Guy Verhofstadt au Parlement européen à Bruxelles, le 25 septembre 2019. © EPA

Verhofstadt sur le Brexit: “Cet accord est le même que celui refusé par Theresa May”

L’accord sur le Brexit que le Premier ministre britannique Boris Johnson a conclu avec l’Union européenne est identique à celui proposé par les Européens à Theresa May il y a trois ans, a déclaré Guy Verhofstadt sur Radio 1. Pour rappel, l’ancien Premier ministre belge est l’un des négociateurs du Parlement européen sur le Brexit.

Trois ans et demi après le vote sur le Brexit, le Royaume-Uni pourrait quitter l’Union européenne pour de bon. En effet, le Premier ministre britannique Boris Johnson a conclu sur le fil un accord avec l’Union européenne après plusieurs tentatives infructueuses. Cela étant, le successeur de Theresa May va devoir convaincre les membres du Parlement britannique de l’adopter. Pas une mince affaire...

D’autant plus que, selon Guy Verhofstadt, cet accord est le même que Theresa May n’a pas voulu accepter pour ne pas se mettre son allié nord-irlandais DUP à dos.

Boris Johnson se dit confiant quant aux chances de voir la Chambre des communes accepter cet accord. “J’ai très bon espoir que lorsque les députés de tous les partis (l’)examineront, ils verront les avantages de le soutenir”, a déclaré le Premier ministre britannique ce jeudi.

Un nouveau report... ou pas de sortie du tout?

Verhofstadt se montre nettement plus prudent. “Nous n’entamerons la procédure de ratification (de l'accord) que si nous sommes certains qu’il sera ratifié par le Parlement britannique”, a prévenu le libéral sur Radio 1. De fait, les eurodéputés doivent également valider ce plan.

Le Belge pense néanmoins que tout pourrait être prêt pour le 31 octobre, date à laquelle la sortie du Royaume-Uni de l’UE est fixée. Mais si Boris Johnson échouait de nouveau à convaincre Westminster, il serait contraint de demander à Bruxelles un nouveau report de trois mois du Brexit, en vertu d’une loi votée début septembre par les députés, dont 21 rebelles de son propre camp. Mais à en croire Guy Verhofstadt, l’Europe n'acceptera un troisième report que si les députés britanniques peuvent expliquer comment sortir de l’impasse. La dernière option qu’il voit pour les Britanniques est d’abroger l’article 50 et de rester dans l’UE.

Enfin, Guy Verhofstadt ne croit absolument pas à une sortie sans accord pour la simple et bonne raison que Boris Johnson a réalisé qu’un Brexit dur serait catastrophique pour son pays, estime le Belge.

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Boris Johnson et Jean-Claude Juncker, président sortant de la Commission européenne. © AFP