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Violations massives de droits de l'homme en RDC

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La situation des droits de l'homme s'est "détériorée" depuis un an en République démocratique du Congo, selon le Rapporteur spécial de l'ONU en RDC Walter Kälhin qui a dénoncé mardi des "violations massives et systématiques".

Présentant son rapport devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, M. Kälhin a estimé que la situation des droits humains restait "très inquiétante" et s'était même "détériorée" depuis le précédent rapport il y a un an.

Viols, intimidations...
Selon lui, l'est du pays, où des combats ont fait rage en fin d'année entre les rebelles de Laurent Nkunda et les forces gouvernementales, a été plus particulièrement le théâtre de "violations massives et systématiques" envers les civils.

Parmi elles, l'expert cite "les déplacements forcés et arbitraires de la population, les violences contre les femmes et les jeunes filles, et en particulier les viols, l'intimidation et la violence contre les défenseurs des droits de l'homme et enfin le recrutement forcé d'enfants par des groupes armées".

"La plupart des atrocités sont commises par des groupes armés" mais aussi par "des membres de l'armée gouvernementale", dénonce encore M. Kälhin estimant que le gouvernement ne remplissait par son devoir minimum de protection de la population.

Manque de protection
"Dans de nombreux domaines, le gouvernement a renoncé à ses responsabilités de base", a-t-il insisté assurant qu'il n'y avait "aucune force de police gouvernementale pour protéger plus d'1,3 million de personnes déplacées".

Ces violations sont d'autant plus nombreuses, selon lui, que les coupables savent qu'ils bénéficient d'une "impunité" de fait en raison "de la situation déplorable de la justice" et d'un "manque de volonté politique".

La Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, Kyung-wha Kang, a également fait état d'"exécutions arbitraires, violences sexuelles, enlèvements, détentions et pillages" devenus "communs" dans un "climat général d'impunité".

Des représentants de l'ONG catholique Franciscains international ont également témoigné d'une situation "spectaculairement tragique". "Le gouvernement est en train de banaliser les massacres et les viols", s'est insurgé l'évêque Fridolin Ambongo. (belga)

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