Plein écran
Alex Germys © DR

Alex Germys: “Pour trouver des voix, je regarde les auditions de The Voice Belgique”

S’il s’est fait plutôt discret depuis cet été, c’est parce qu’Alex Germys peaufine son prochain morceau qui sera, pour la première fois, chanté en français et qui devrait sortir dans le courant du mois de janvier. A côté de ses projets personnels, l’artiste belge nous a confié avoir produit quatre morceaux du très attendu deuxième album de Loïc Nottet. Rencontre...



Alex, pourquoi avez-vous décidé de vous mettre au français?

“Parce que la langue française est plus que jamais au goût du jour. Chanter en français, ça a aussi un côté très identitaire. On rappelle qu’on est des artistes belges, que les sons qu’on entend à la radio viennent de chez nous. Aujourd’hui, on écoute de la chanson française partout dans le monde, ça n’empêche pas de s’exporter.”

C’est ce dont vous avez envie?

“Non, ce n’est pas un fantasme. Partir onze mois sur douze à l’autre bout du monde, je ne saurais pas. L’année dernière, j’ai été à La Réunion, en Afrique... et j’ai adoré. Mais, même quand je joue dans des endroits paradisiaques, je suis toujours heureux de rentrer. J’adore mon pays, les Belges. Je ne me verrais pas vivre ailleurs.”

Qui chantera avec vous sur ce morceau?

“Ce sera une chanteuse mais je préfère garder son nom secret car elle travaille aussi sur son projet perso. Ça fait un moment que je voulais travailler avec elle mais ça ne s’était pas fait, question d’agenda.”

Comment choisissez-vous vos “voix”? On peut postuler?

“Oui, si vous savez chanter, vous pouvez m’envoyer un mail à alexandregermys@gmail.com. On m’envoie pas mal de démos, notamment sur Instagram, mais, la plupart du temps, je recherche des voix vraiment très spécifiques et c’est moi qui démarche personnellement les artistes. Je les repère sur les réseaux sociaux, grâce au bouche-à-oreille ou même en regardant les auditions de “The Voice Belgique”.

La voix que vous rêveriez d’entendre chanter sur l’un de vos morceaux, ce serait celle de...

“Bazzi. Il n’est pas spécialement connu en Belgique, mais il cartonne aux États-Unis. Il surfe un peu sur cette tendance urbaine. Sa pop est hyper fraîche. Il a fait un son avec Netsky d’ailleurs (“I don’t even know you anymore”, N.D.L.R.).

Vous enchaînez les tubes et toujours pas d’album. C’est prévu pour quand?

“Euh... Je crois que l’album, c’est un concept un peu fini. Enfin, du moins pour les DJ’s. Car, quand tu es chanteur, tu peux défendre un vrai univers artistique grâce à ton disque. Nous, on nous demande juste de faire des hits. Donc, il y aura un album quand je serai DJ Snake, mais ça risque de prendre un peu de temps, voire de ne jamais arriver (rires).”

Vous sortez en moyenne un morceau par an. Ça demande autant de temps de faire un hit?

“Non, si j’ai les idées, ça me prend une semaine. Le problème, c’est que, comme beaucoup d’artistes, je souffre du syndrome de la page blanche. J’essaye de m’imposer des deadlines pour m’investir davantage dans mon projet personnel. Ces derniers mois, j’ai beaucoup bossé pour les autres...”

Pour qui?

“Pour Loïc Nottet. J’avais fait six titres sur son premier album, dont “Mud Blood”. J’en ai fait quatre sur celui-ci. C’est clairement ma plus belle collaboration. Grâce à lui, mon nom figure sur un disque de platine. C’est un rêve de pouvoir bosser avec un artiste d’une telle ampleur. Quand j’ai commencé la musique, je n’y aurais jamais cru. Puis, il y a Charlotte aussi. Je bosse sur son deuxième album.”

Vous préférez travailler pour les autres?

“Disons qu’on se met moins de pression car, si l’album se plante, ça ne répercute pas sur le producteur mais sur l’artiste (rires). Je suis plus exigeant avec moi-même. Je ne peux pas me louper car c’est mon image qui est en jeu. Puis, travailler pour les autres, ça me permet de toucher à d’autres styles musicaux.”

Et la scène, c’est votre truc?

“Ça permet de se lâcher, de faire les dingues et de se rendre compte que sa musique fait danser les gens. 90% du temps, je suis derrière mon ordinateur, dans un bureau que je partage avec Henri PFR et je ne réalise pas l’impact que mes sons ont sur le public.”

Henri PFR, c’est un ami?

“Oui, on est hyper proches. Entre producteurs belges, il n’y a pas de jalousie. On s’entraide tout le temps. Je m’entends aussi très bien avec Todiefor.”

On vous a vu danser dans le clip de “The way you move”, l’un de vos derniers morceaux. Vous allez remettre ça pour votre prochain clip?

“Euh. Je ne crois pas que je sache danser, je bouge. D’ailleurs, il m’a fallu trois semaines pour apprendre une chorégraphie que la danseuse professionnelle a emmagasinée en une heure à peine.”