Anuna De Wever huée et menacée de mort au Pukkelpop

La jeune militante pour le climat n’a pas passé une très bonne soirée au festival Pukkelpop. 

Anuna De Wever, le visage de Youth For Climate, a dû faire face à des huées hier soir quand elle est montée sur une scène du Pukkelpop. La jeune femme sillonne cet été les festivals pour attirer l’attention sur la question du climat avec l’action “Clap for Climate”. 

“Les réactions sont mitigées à chaque festival auquel nous participons. Il y a des applaudissements, mais aussi des huées. Le plus important, c’est que les gens comprennent le message qu’on veut faire passer", témoigne-t-elle à Het Laatste Nieuws.

Comme si cela ne suffisait pas, lorsqu’elle a rejoint le camping avec des amies, “des garçons avec des drapeaux flamands” les ont harcelées. Des tentes appartenant à ses amis ont également été déchirées pendant la nuit et une bouteille remplie d’urine a été lancée sur le groupe. Selon Anuna De Wever, les individus menaçants étaient à sa recherche. Un journaliste de Knack fait même état de menaces de mort.  Une enquête interne est actuellement menée par les organisateurs du festival. “Si des démarches supplémentaires doivent être entamées, nous le ferons. Nous estimons que de tels agissements n’ont pas leur place au festival”, a réagi le porte-parole. “La sécurité du groupe d’amies sera renforcée et le service de sécurité sera particulièrement vigilant.” 

Anuna De Wever, qui n’a pas encore porté plainte, bénéficie désormais de la protection du service de sécurité.

Les organisateurs du Pukkelpop font retirer les drapeaux flamingants des campings 

Les organisateurs du Pukkelpop ont fait ôter les drapeaux flamingants, symbole du mouvement flamand, des campings du festival mais ont nié dans le même temps avoir fait retirer les drapeaux flamands officiels.

Après l’émoi causé par l’incident autour de l’activiste climatique Anuna De Wever, la présence de drapeaux flamingants dans les campings du festival a également créé la polémique.

La jeune femme aurait en effet été importunée par des jeunes gens porteurs de drapeaux frappés du lion noir. Les organisateurs du festival limbourgeois ont décidé dès lors de faire retirer les drapeaux polémiques. Une décision qu’interprète différemment Tom Van Grieken président du Vlaams Belang qui dans un tweet dénonce la décision des organisateurs de retirer tous les drapeaux flamands.

Les organisateurs du festival contestent cette affirmation et précisent que seuls les drapeaux flamingants frappés du lion noir sont concernés par la mesure. “Aucun drapeau flamand n’a été retiré mais bien le drapeau flamingant, symbole de la collaboration, qui n’a pas sa place ici”, a réagi le Pukkelpop.

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Anuna De Wever. © AFP