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Calogero © DAP - Andy Sabkhi

Calogero symphonique et village Francofou éclectique au menu des Francos

Le deuxième jour des Francofolies de Spa a accueilli de nouveaux talents prometteurs, mais aussi de grosses pointures de la chanson française, que ce soit sur la grande scène Pierre Rapsat ou dans le village Francofou.

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Calogero © DAP - Andy Sabkhi
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De Palmas © DAP - Andy Sabkhi
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Louis Chedid © DAP - Andy Sabkhi

Dans le village, la belle programmation du jour obligeait les festivaliers à faire de constants aller-retour entre les deux scènes principales pour voir le plus d'artistes possible. En passant chercher quelque chose à boire au bar, notre attention est attirée par une bande de gars loufoques qui vient de débarquer sur la scène Proximus.

Tous plus déjantés les uns que les autres, les musiciens portent des costumes bizarres, comme le trompettiste du groupe, qui a pour l'occasion deux têtes. C'est Miam Monster Miam qui a investi la scène avec ses Loved Drones. Outre l'univers décalé et original, on soulignera l'omniprésence des guitares, qui ne font une pause que pour laisser annoncer le prochain titre au chanteur. On remarquera aussi que l'un des guitaristes n'est autre que le musicien connu sous le nom de Jeronimo.

Peu après, c'est un tout autre décor qui s'installe sur scène avec la venue d'une des gagnantes de la Nouvelle Star, Camelia Jordana. La jeune fille a présenté au public des Francos les titres de son album, de Calamity Jane à Non, non, non. Camelia Jordana, c'est une jeune femme tantôt aux airs de petite fille timide, tantôt aux allures de femme fatale. Elle raconte au public, venu en nombre l'applaudir, des histoires qui la touchent, avec une fraîcheur agréable et son timbre de voix cassé désormais connu de tous.

On a juste le temps de passer sur la scène Fnac pour que les nombreux instruments d'Absynthe Minded se mettent en musique. Un violon, une contrebasse, des guitares, un piano, une batterie, le tout sous quatre gros spots lumineux installés au fond de la scène, et c'est parti. Le groupe belge enchaîne les morceaux, entre jazz, folk-rock et swing manouche. De quoi ravir la foule venue pour les applaudir, et peut-être aussi déjà ceux qui attendaient la venue de De Palmas un peu plus tard dans la soirée.

Peu après, c'est à nouveau sur la scène Proximus qu'on a pu applaudir Louis Chedid, toujours aussi plein d'énergie et de bonne humeur. Lui aussi nous raconte des histoires avec sa voix douce et sa poésie légendaire. Un bon moment musical très applaudi par les festivaliers. De retour à la scène Fnac, c'est Mademoiselle K et son look excentrique qui a fait hurler ses guitares. Crête de plumes rouges et pantalon en latex de rigueur.

Du côté de la scène Pierre Rapsat, c'est Suarez qui a chauffé le public, juste avant le très attendu Calogero. Le groupe belge a, comme à son habitude, fait chanter le public et inondé les festivaliers de bonne humeur. Une bonne humeur récompensée par la remise d'un disque d'or, mérité. Quarante minutes plus tard, alors que De Palmas débarquait dans le village Francofou, Calogero et son orchestre symphonique faisaient leur entrée sur la scène Pierre Rapsat. Dans le public, pas un pavé libre. On est serrés mais la bonne humeur est au rendez-vous.

C'est un autre Calogero qu'on a pu découvrir ce deuxième soir aux Francos, l'orchestre symphonique donnant une toute autre dimension aux tubes de l'artiste français. Des tubes qu'on a ressenti plus profondément, avec plus d'intensité. Le public est sorti en majorité conquis par le spectacle, même si certains on trouvé qu'il manquait un peu d'originalité, ce à quoi les fans répondront que ce soir, c'était le fait de pouvoir avoir devant nous un orchestre symphonique et Calogero qui était original. (mlb)