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Lara Fabian: "The Voice? Ce serait une belle aventure"

La chanteuse belge sort aujourd'hui un coffret intitulé "Mademoiselle Zhivago", qui comprend le DVD d'un concert au Kremlin et un album inédit. De passage à Bruxelles, Lara Fabian raconte son aventure slave et ses projets à 7sur7.

"Au départ, c'est une rencontre avec un compositeur qui s'appelle Igor Krutoy, qui m'a fait écouter des musiques que j'ai adorées et sur lesquelles j'ai écrit très rapidement tous les textes, dont l'idée était la transcendance d'une âme", explique Lara Fabian, peu après avoir pris le temps d'aller voir ses fans qui l'attendaient devant RTL House depuis 7h du matin.

"Donc une femme qui s'incarne à une époque, qui voyage dans le temps et a la mémoire des vies qu'elle a partagées au travers des époques, toujours avec des tribulations amoureuses assez effrayantes, en espérant améliorer son karma."

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Un an après cette rencontre, se construit l'idée d'un film musical, qui se révèle finalement un échec et se résume aux photos du coffret. "On a eu un problème sur le fond. Un réalisateur a la vertu et le pouvoir, une fois qu'il a filmé des images, de faire exactement ce qu'il en veut en les montant."

Lara Fabian parle d'une "obscurité" et même des "insanités" qui ne lui ressemblent pas du tout. "Pour moi, c'était ingérable. Je me souviens quand j'ai vu le film, je me suis demandé comment mes fans prendraient quelque chose comme ça. Je sais que certains sont très en colère parce qu'on ne voit pas les images. Mais je pense qu'ils auraient été beaucoup plus en colère s'ils avaient vu le fond du discours."

Puisque le réalisateur ukrainien campe sur ses positions et refuse de changer ce qu'il a filmé, la chanteuse a choisi de ne pas diffuser ces images. "C'est très dommage. Je parle de ça ouvertement parce qu'il dit partout l'inverse. Il dit que c'est de ma faute, que j'avais des exigences de diva totalement inacceptables, que je lui devrais de l'argent. Ce sont des mensonges, purs et durs."

En faisant ce concert au Kremlin avec un orchestre philarmonique, Lara Fabian a tenté de rendre son aventure slave tout aussi poétique qu'elle l'était à la base. "Film ou pas film, une relation d'amour s'est développée avec mon public des pays de l'Est."

A propos de la condamnation des Pussy Riot après leur prière punk contre Vladimir Poutine, la star née à Etterbeek n'hésite pas une seconde. "Je me rallie vraiment à tous ceux qui dénoncent une injustice. On doit pouvoir s'exprimer, la musique sert à ça. Après je peux comprendre les limites d'une culture encore complètement incarnée dans un vrai passé."

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"L'âme slave est une âme très mélancolique, empreinte de nostalgie, aiguë de l'extrême. Moi je m'y suis bien retrouvée, d'une certaine façon. C'est des passionnés", confie Lara Fabian, qui n'oublie pas son public belge pour qui elle a énormément d'affection.

"Tourner le prisme vers la lumière, ça permet de surmonter les difficultés avec plus de grâce. Parce qu'on en a tous des déceptions, des peines. C'est mon antidote. C'est bien d'être naïf, même si c'est difficile. Je crois qu'il faut s'entourer de gens qui nous ressemblent. Ceux qui rendent cynique cet aspect de notre personnalité ne sont juste pas faits pour être avec nous."

Assurément pleine de lumière, Lara Fabian pense aussi à l'avenir et quand on évoque le retour de "The Voice" à la télévision, elle révèle qu'elle aimerait beaucoup devenir coach. "On va voir. Rien n'est encore fait. Ce serait une belle aventure."

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