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Loïc Nottet © Zeb Daemen

Loïc Nottet: “J’ai écrit 29 le soir de notre rupture”

Six mois après la sortie du titre “On Fire”, Loïc Nottet dévoile le deuxième extrait d’un opus à paraître avant la fin de l’année. Sur “29", il évoque sa rupture amoureuse, symbolisée, dans le clip très réussi qui l’accompagne, par une voiture à laquelle le chanteur tente en vain de s’accrocher. Pour la première fois, l’artiste lève le voile sur un pan de sa vie sentimentale.

Loïc, tout laisse penser que ce titre, très personnel, est autobiographique...

“C’est le cas. J’ai écrit “29" le soir de ma rupture amoureuse, cette fameuse nuit du 29 octobre où nous nous sommes embrassés pour la dernière fois... J’ai essayé de recréer cette scène douloureuse dans le clip. On a décidé de se séparer dans une voiture garée sur un parking.”

C’est la première fois que vous vous livrez de la sorte...

“C’est vrai, c’était une véritable mise à nu. J’étais persuadé que je n’écrirais jamais de chansons d’amour. Le sujet a déjà été traité de toutes les façons possibles. J’avais peur de tomber dans le cliché un peu bateau du minet de 20 ans qui se prend pour un lover. Mais, cette séparation a changé la donne. J’ai dû faire le deuil de cette histoire d’amour et j’avais besoin de retranscrire toutes les humeurs par lesquels je suis passé sur mon prochain album. Je ne regrette pas une seule seconde d’avoir partagé ce titre avec mon public. Car, tout le monde a pu s’y reconnaître. On a tous connu des chagrins d’amour et vécu un 29 octobre. Alors oui, je parle de ma vie privée, mais cette histoire est finalement très universelle.”

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29, le dernier titre de Loïc Nottet © DR
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“J’ai été très triste, à tel point que j’ai pensé arrêter la tournée de “Selfocracy”. Je ne me sentais plus la force de continuer”

Et aujourd’hui, dans quel état d’esprit êtes-vous?

“J’ai été très triste, à tel point que j’ai pensé arrêter la tournée de “Selfocracy”. Je ne me sentais plus la force de continuer. Finalement, c’est la scène qui m’a sauvé.”

La notoriété rend-t-elle vraiment les relations amoureuses plus compliquées?

“Forcément, j’ai toujours peur qu’on s’intéresse davantage à ce que je représente plutôt qu’à la personne que je suis réellement. Mais, je crois que je parviens assez bien à sentir ce genre de choses, je reste sur mes gardes. Ce qui coince, généralement, c’est le manque de temps. La musique occupe la majeure partie de mon emploi du temps. Il m’arrive d’avoir besoin d’écrire jusqu’à 6h du matin dans mon salon... Pour la personne qui partage ta vie, c’est parfois difficile de comprendre pourquoi tu ne préfères pas être couché au lit à côté d’elle.”

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“J’avais peur de la réaction de mon ex-petite amie”

Votre ex-petite amie a-t-elle écouté le morceau?

“Nous ne nous donnons plus de nouvelles mais, une amie, qui est toujours en contact avec elle, m’a dit qu’elle l’avait écoutée et liké la vidéo. C’est qu’elle ne l’a pas trop mal pris. Même si je ne dévoile pas son identité, j’avais peur de sa réaction.”

Ce n’est donc pas la jeune femme qu’on aperçoit dans le clip...

“Non, cette danseuse s’appelle Fanny Sage. Je l’ai rencontrée il y a deux ans et j’ai été séduit par son talent et sa beauté. Elle est sublime. J’étais impatient de pouvoir collaborer avec elle. Elle a travaillé pour Givenchy et Dior, entre autres. Si son emploi du temps le lui permet, j’espère qu’elle nous rejoindra en tournée. Je suis déjà en train de réfléchir aux concerts. Il faut que j’apprenne à trouver un juste équilibre entre les effets visuels, la danse, etc. Il faut que ça reste un show musical et pas un spectacle.”

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“Le nom de l’album sera un mot que j’ai inventé de toutes pièces”

Que pouvez-vous déjà nous révéler sur votre deuxième opus?

“Comme ce fut le cas pour “Selfocracy”, ce sera un disque très conceptuel. J’ai imaginé des personnages qui se répondent entre eux à travers les chansons. Quant au nom de l’album, ce sera un mot que j’ai inventé de toutes pièces. Enfin, je crois qu’il n’existe pas (sourire).”

Des personnages? Vous voulez dire qu’il y aura des featurings?

“Non, c’est moi qui camperai tous ces personnages qui illustreront les différentes facettes de ma personnalité. Si je fais un duo, je veux pouvoir partager quelque chose avec un artiste, vivre le truc à 200%. Je n’ai pas envie qu’une chanteuse m’envoie un refrain qu’elle a enregistré à l’autre bout du monde. Faire un truc uniquement commercial, ça ne m’intéresse pas.”

A la production, par contre, vous vous êtes entouré de grosses pointures...

“J’ai été à Londres pour enregistrer “29" avec Skarbek, l’un des producteurs de Miley Cyrus, James Blunt et Adèle. C’est d’ailleurs dans le même studio qu’elle a enregistré “Rolling in the deep”. J’étais très impressionné. En juillet, j’irai à New York pour bosser avec Ken Lewis, qui a travaillé avec Kanye West.

Et, entre toutes ces allées et venues, où habitez-vous?

“J’habite seul maintenant. Je ne suis plus à Charleroi avec mes parents. Je me suis un peu rapproché de Bruxelles, parce que j’y suis beaucoup pour le boulot, mais je ne pourrais pas vivre en ville, j’ai besoin d’un coin de nature pour me ressourcer.”

En concert le 25 avril 2020 à Forest National. Infos et réservations: www.teleticketservice.be