M. Pokora tourne un téléfilm sur l’Alzheimer: “Mon grand-père en souffrait”

Entre la préparation de sa tournée, qui s’arrêtera chez nous en octobre prochain, Matt Pokora (33 ans) a aussi entamé les tournages d’un téléfilm qui devrait être diffusé sur TF1 à la rentrée prochaine. Le chanteur, dont le dernier album (“Pyramide”) cartonne, y campera le fils d’une dame atteinte de la maladie d’Alzheimer. Rencontre.

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M Pokora sort Pyramide © Virgina Arcaro

Matt, votre envie de faire du cinéma est là depuis longtemps. Qu’est-ce qui vous a poussé à franchir le cap?

“J’attendais un joli rôle pour faire mes premiers pas devant la caméra. J’ai la chance d’avoir pu décrocher celui-ci. Il me tenait vraiment à cœur. Ce téléfilm est adapté d’un livre sur l’Alzheimer, une maladie dont souffrait aussi mon grand-père.”

Une fois de plus, vous êtes animé par cette envie de sensibiliser les esprits à l’importance de la recherche contre la maladie..

“Je veux projeter la lumière dont je bénéfice sur des causes qui me tiennent à cœur, comme la recherche contre la maladie. C’était important pour moi de parrainer le Télévie, par exemple. Parce qu’on a tous, de près ou de loin, été touchés par la maladie. Quand je rends visite à des enfants malades dans leurs chambres d’hôpitaux, que je peux les faire rigoler, penser à autre chose, c’est une victoire. Quand je peux, je réponds présent.”

A côté des tournages, vous planchez aussi sur la préparation de votre prochaine tournée. Que pouvez-vous déjà nous dire sur le spectacle?

“Ce sera un très gros show! Avec des danseurs, des musiciens, un décor pharaonique, des jeux de laser et de la pyrotechnie. On sera dans l’univers d’un film fantastique, comme Blade Runner ou Stargate.”

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Matt Pokora repart en tournée avec "Pyramide" © RVB

Votre année sabbatique à Los Angeles vous a-t-elle permis de recharger vos batteries?

“Oui, même si, deux mois à peine après ma dernière tournée, j’avais déjà l’impression de m’ennuyer. J’étais dans un mood un peu particulier. J’avais envie de retourner au boulot, ça me manquait et, d’un autre côté, ça me faisait flipper de m’y remettre si rapidement. On a bossé sur cet album en se disant que ce serait le dernier. Je n’ai pas réfléchi, je n’ai pas fait de concessions et je suis revenu à une musique plus urbaine, qui me correspond vraiment.”

“Les gens ne se prennent en photo qu’au volant de grosses voitures ou lorsqu’ils boivent du champagne dans de beaux appartements. Ce n’est pas la vraie vie!”

Vous pensez vous installer définitivement aux États-Unis?

“J’y vais depuis 15 ans. C’est vrai que, puisque ma compagne vit là-bas, j’y suis resté plus longtemps dernièrement. En fait, j’ai besoin des deux. J’aime le climat, l’anonymat en Californie mais l’Histoire, la culture européenne et française me manquent rapidement. Je n’ai jamais été obnubilé par le rêve américain. Si j’ai fait un album en anglais (“MP3", N.D.L.R.), c’est parce que je voulais travailler avec de gros producteurs comme Timbaland. Si les États-Unis adoptent ma musique, tant mieux, mais ça ne m’obsède pas non plus. Ce dont je rêve, c’est de faire voyager ma musique. J’ai le rêve international.”

Vous avez aussi fait un break sur les réseaux sociaux. Pas trop difficile?

“J’ai dû supprimer l’application de mon téléphone pour ne pas avoir le mauvais réflexe d’aller voir ce qui se passe sur les réseaux sociaux toute la journée. En fait, ce qui me fait flipper, c’est que la nouvelle génération s’invente une vie sur Instagram et abuse de filtres. Les gens ne se prennent en photo qu’au volant de grosses voitures ou lorsqu’ils boivent du champagne dans de beaux appartements. Ce n’est pas la vraie vie! C’est triste...”

“Toutes proportions gardées, Slimane ressemble un peu à Stromae”

Votre emploi du temps, déjà surchargé, vous permettra-t-il de retrouver votre fauteuil rouge dans The Voice France?

“Je m’interdis pas d’y retourner. J’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. Si tous les ingrédients sont réunis, j’y vais. J’aime les artistes et j’ai envie d’envoyer des signaux positifs à la jeune génération. C’est difficile, à l’heure actuelle, d’être optimiste. Je veux les pousser à essayer, à se battre.”

C’est le programme qui a révélé Slimane qui vous a offert deux chansons sur cet album (“Tombé” et “Perdu”). Comment s’est passée votre collaboration?

“On s’est croisés sur des plateaux télé et je lui ai demandé d’écrire pour moi. Quand j’ai entendu “Tombé” pour la première fois, j’étais à Los Angeles avec mes parents. On fêtait Noël. Mon père s’est levé, ma mère a suivi et on s’est tous mis à danser. Slimane a une très jolie plume, j’adore son approche des choses. Toutes proportions gardées, il ressemble un peu à Stromae. Il est en accord avec sa génération.”

Vous enchaînez les succès. Aujourd’hui, avez-vous le sentiment d’être au sommet de votre pyramide?

“Je n’aurai jamais l’impression d’être au sommet. Je regarde toujours vers le haut, je me remets sans cesse en question et je suis en compétition avec moi-même constamment. Je me mets beaucoup de pression. Je n’ai pas envie de décevoir. Je veux être à la hauteur de mon public. “

En concert les 18 et 19 octobre à Forest National. Infos et réservations: www.teleticketservice.be