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Mustii © Laetitia Bica

Mustii a entamé l'écriture de son deuxième album: "Il parlera de quelqu'un dont j'étais très proche"

InterviewL’année a été chargée pour Mustii, Thomas Mustin de son vrai nom. Après la sortie de son premier album, “21st Century Boy”, auréolé de succès, le chanteur belge (28 ans)est revenu à ses premières amours: le théâtre, pour lequel il a campé Hamlet. Cet été, il est à l’affiche du “Premier de la classe”, une comédie solaire avec Michèle Laroque. Mais, lorsque nous l’avons rencontré au NRJ Music Tour de Liège, il s’apprêtait à plier bagages. Direction les États-Unis, pour recharger ses batteries avant de s’atteler à l’écriture d’un déjà très attendu second opus. Interview...

Ce n’est pas la première fois que vous partez en Amérique. C’est un pays qui vous fascine?

“Clairement. J’ai déjà fait la côte ouest et la côte est. Cette fois, j’avais envie de découvrir le sud. Avec mon petit ami, on a loué un Airbnb à la Nouvelle-Orléans puis on prendra une voiture pour sillonner le pays. Le départ est prévu pour septembre.”

Et, dès votre retour, vous vous replongerez dans le boulot...

“Oui, il faudra assurer les concerts jusqu’en décembre. La tournée d’Hamlet, au théâtre, reprendra au printemps. Et, d’ici là, je plancherai sur l’écriture de mon second album.”

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“Il me faudra au moins une année pour confection­ner ce disque”

Mustii

Que pouvez-vous déjà nous révéler sur ce disque?

“Pas grand-chose (sourire). J’en suis encore au stade embryonnaire. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cet album parlera de quelqu’un qui était très proche de moi et qui a réellement existé. Tous les artistes disent ça mais, ce disque sera très personnel. Bien plus personnel encore que le premier! Je suis en train de rassembler les idées, d’imaginer les clips qui accompagneront les chansons. Je veux que ce soit un projet très visuel. Il me faudra au moins une année pour que l’album soit prêt. De toute façon, je ne me suis pas imposé de date butoir.”

Et pour le cinéma, vous avez des projets?

“C’est une période creuse. Mon agent m’a booké des auditions à Paris pour la rentrée. Je vous avoue que ce n’est pas franchement l’exercice que je préfère. J’aime autant rencontrer directement le réalisateur plutôt que de ressentir toute cette tension et cette pression. Mais bon, c’est un passage obligatoire...”

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“Le cinéma, c’est mon premier métier. Je rêvais de devenir acteur”

Mustii

Que retiendrez-vous de cette année, couronnée de succès?

“Mon Magritte du meilleur espoir masculin du cinéma belge. Une semaine plus tôt, j’étais aux D6bels Music Awards et je n’ai rien remporté. Du coup, j’étais franchement ravi de recevoir un prix (sourire). Surtout que le cinéma, c’est mon premier métier. Je rêvais de devenir acteur. C’est plutôt encourageant de voir son travail reconnu par ses pairs. Puis, il y a eu le retour au théâtre. Je n’en avais plus fait depuis deux ou trois ans et ça me manquait. Pouvoir camper Hamlet sur scène, c’était une grosse claque. C’est un personnage incroyable. Il y a eu les festivals, les concerts aussi... Je ne sais pas choisir.”

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Mustii © Laetitia Bica

Vous n’avez pas chômé! Vous avez encore un peu de temps pour vous?

“C’est vrai que j’ai eu un emploi du temps très chargé... mais aussi très varié et c’est enrichissant. Au théâtre, je me suis enfermé dans ma bulle pendant trois mois et je n’avais clairement plus de vie sociale. Mais, quand je joue en festival, j’ai du temps pour moi. C’est plus “vivable” (sourire). “

“Patrick Bruel a été très élogieux à mon égard.”

Quelle est la plus belle rencontre que vous ayez faite dans le cadre de votre travail?

“Stephan Streker, le réalisateur de “Noces” avec qui le feeling est immédiatement bien passé. J’adore son travail et il m’a toujours fort soutenu. Et Patrick Bruel aussi qui est venu voir mon show et qui a été plutôt été élogieux. Il n’avait pas l’air de se forcer, il m’a dit ce qu’il avait aimé, ce qui lui avait moins plus. Il doit avoir un tas d’autres choses à faire et ça m’a touché qu’il prenne le temps de venir me voir.”

En concert le 24/8 aux Solidarités (Namur), le 28/9 à l’Abbaye de Villers-la-Ville, le 18/10 à la Caserne Fonck (Lige) et le 6/11 au Cirque Royal (Bruxelles).