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Alerte à la bombe au théâtre de Dieudonné

UpdateLes démineurs de la police de Paris ont été appelés vers 17h20 ce jeudi suite à une alerte à la bombe au théâtre de la Main d'Or, propriété de Dieudonné, révèle Le Parisien. Aucun objet suspect n'a cependant été retrouvé suite à cet appel anonyme passé depuis une cabine téléphonique. Dieudonné, présent sur les lieux au moment de l'alerte, n'a pas souhaité porté plainte pour ce fait précis. Une enquête a été ouverte. Plus tôt, on apprenait que le parquet de Paris avait ouvert une enquête suite à une plainte déposée mardi par l'humoriste pour menaces.

Dans le viseur du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui étudie la possibilité de faire interdire ses spectacles, Dieudonné a plusieurs fois été condamné pour des propos jugés antisémites.

Selon la source judiciaire, il a déposé plainte mardi au commissariat du XIe arrondissement pour "menaces réitérées de destruction du théâtre de la Main d'Or", où il se produit à Paris, et "menaces de violences".

Contacté par l'AFP, son avocat, Me Jacques Verdier, n'a pas fait de commentaires. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

La BRDP est déjà en charge depuis lundi d'une enquête ouverte par le parquet de Paris sur des propos tenus par Dieudonné à l'encontre du journaliste de France Inter Patrick Cohen. Le 19 décembre, un reportage de "Complément d'enquête" sur France 2 le montrait s'en prendre au présentateur de la matinale de France Inter, au théâtre de la Main d'Or. "Tu vois, lui, si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu'il ait le temps de faire sa valise." "Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz? Dommage", lançait Dieudonné, déclenchant des rires chez ses fans.

Radio France avait dénoncé ces faits au parquet, qui a également reçu un signalement du ministre de l'Intérieur dimanche. Selon une source proche du dossier, Manuel Valls y affirme que les propos sur Patrick Cohen ont été réitérés lors d'un spectacle du 27 décembre, rapport de police à l'appui. Le ministre évoque "d'autres paroles inadmissibles", selon la même source. Cette enquête est ouverte pour incitation à la haine raciale et injure raciale.