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Alyssa Milano se confie sur le viol dont elle a été victime en plein tournage

Deux ans après avoir lancé le mouvement “Metoo”, l’actrice a décidé de revenir sur une agression dont elle a été victime en 1993. 

Il y a deux ans, dans le cadre de l’affaire Weinstein, Alyssa Milano avait lancé le hashtag #Metoo, devenu depuis célèbre. Ce mouvement encourage toutes les femmes, ayant déjà été victimes d’agressions sexuelles, à prendre la parole afin d’éveiller les consciences. Aujourd’hui, dans le même état d’esprit, l’actrice de 47 ans a levé le voile sur une agression dont elle a été victime plus jeune. Alyssa Milano tient un podcast nommé “Sorry not sorry”, qui au fil du temps a réussi à réunir un large public. Lors de son dernier enregistrement, elle a confié: “Je n’ai jamais partagé cette histoire avant, elle a 25 ans et c’est toujours aussi difficile d’en parler.” 

Les faits remontent à 1993, Alyssa Milano vient de finir le tournage de “Madame est servie” et souhaite se lancer dans des projets complètement différents. Elle accepte ainsi un rôle dans lequel son personnage doit faire l’amour avec un homme de 17 ans son aîné. Lors de son témoignage, l’actrice refuse de nommer le film ou le comédien dont elle fait mention, elle se contente de l’appeler “le prédateur”. 

“Il a profité d’un instant de vulnérabilité de ma part pour mettre ses mains sous mes sous-vêtements et a tenté de me pénétrer avec ses doigts. Il m’a violée sur le tournage alors que les caméras tournaient”, confie-t-elle. Très touché par cette agression, le réalisateur est venu la voir, lui expliquant être désolé de ce qu’il s'était passé et lui demandant ce qu’elle souhaitait qu’il fasse.  Selon les dires de l’actrice, les membres de la production attendaient surtout qu’elle se calme pour reprendre le tournage. Encore sous le choc, Alyssa Milano a dû continuer à tourner la scène pendant six heures avec l’homme qui venait de l’agresser. 

À la fin de son témoignage, l’actrice met en garde les potentielles personnes qui souhaiteraient la critiquer suite à sa prise de parole. “Je ne veux pas qu’on me persécute pour avoir dit la vérité. Ce n’est pas ainsi que ça devrait fonctionner. Je ne devrais pas être celle qui craint les conséquences. Aucune femme qui a dû supporter la douleur de l’agression sexuelle ne devrait avoir à supporter plus parce qu’elle dit la vérité à ce sujet. Et pourtant, on le fait”, conclut-elle.