Plein écran
© Photo News

Angèle dans le prestigieux New York Times

Le quotidien américain propose une sélection d’artistes européens à suivre parmi lesquels figure la chanteuse belge.

Angèle a largement dépassé nos frontières. Après s’être fait un nom en France, la chanteuse fait désormais parler d’elle aux États-Unis. Elle fait en effet partie d'une sélection d’artistes européens mis en avant par le prestigieux New York Times. Présentée comme “peut-être la plus grande star de la pop francophone”, la chanteuse s’est confiée sur son succès fulgurant. “Parfois, je n’arrive pas à y croire”, a-t-elle déclaré. “Tout est allé si vite. Il y a deux ans, je jouais dans un bar à Bruxelles tous les jeudis. J’écrivais des chansons, mais je ne savais pas où je voulais me diriger, musicalement parlant. Et maintenant, je vis tout ça”. 

Angèle a également évoqué le succès de sa chanson “Balance Ton Quoi”, que le journal assimile au désormais célèbre mouvement #MeToo. “Quand j’ai écrit ‘Balance Ton Quoi’, ce n’était pas politique à mes yeux”, a expliqué la chanteuse. “C’était simplement des faits. On ne peut pas marcher dans les rues sans avoir peur et, en tant que femme, nous sommes moins prises au sérieux qu’un mec”.

Le New York Times cite aussi son frère, le rappeur Roméo Elvis, qui ne voit pas le succès de sa soeur d'un mauvais oeil. “Dès le début, je savais que ça allait arriver. Il y a trois ans, je disais: ‘Angèle sera la meilleure’”.

Aya Nakamura, icône malgré elle

Angèle n’est pas la seule artiste francophone a être citée dans le New York Times. La chanteuse Aya Nakamura fait également partie des nouveaux talents à suivre, selon le quotidien. La chanteuse s’est notamment exprimée sur son titre “Djadja”, qui est devenu un hymne lors de manifestations contre les violences sexistes. Si elle se réjouit d’un tel mouvement, elle précise qu’elle ne se considère pas comme une artiste féministe. “Je ne vais pas m’inventer un rôle, ça sonnerait faux. Mais je suis contente si mes chansons parlent d’elles-mêmes”.

Aya Nakamura  souhaite toutefois changer la manière dont le succès des femmes, et en particulier des femmes noires, est perçu en France. “J’ai grandi sans icônes féminines noires et françaises. Il est temps que ça change”.