Plein écran
© Franck Dubosc

Franck Dubosc: "J'ai voulu me faire rare pour ne pas lasser le public!"

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L'état sauvage, ça me permet de dire ce que je veux et de faire ce que je veux. Enfin libre en quelque sorte!
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La scène fait en sorte que je n'ai pas besoin du cinéma au point d'accepter tout ce qui m'est proposé. C'est la force de la scène: on peut refuser beaucoup au cinéma. J'ai une belle position.
Franck Dubosc

Trois ans après son dernier one-man show, Franck Dubosc revient sur les planches avec un nouveau spectacle, "A l'état sauvage". Il sera également à l'affiche dès le mois de février prochain du film "Fiston", avec Kev Adams. L'humoriste confesse à 7sur7 qu'il a pris le temps de revenir "pour ne pas lasser" le public qu'il a "déjà".

Vous avez mis trois ans à revenir sur les planches... La scène et le contact avec le public vous manquaient?
Ça me manquait, oui. Je n'ai pas mis trois ans à revenir à cause du cinéma. Il fallait que je revienne avec des choses à dire. Il fallait que je me repose un peu et que je repose le public. J'avais peur de lasser. J'ai voulu me faire plus rare pour que le public ait envie de me revoir aussi!

Revenir à l'"état sauvage", c'est un moyen pour vous de laisser le séducteur romantico-looser, même si vous y revenez un peu?
Je n'ai pas cherché à le quitter réellement. Je l'aime bien ce personnage. Il fait partie de moi. Je passe en revue ma vie sur une île déserte. D'ailleurs cette terre isolée, c'est un prétexte. L'état sauvage, ça me permet de dire ce que je veux et de faire ce que je veux. Enfin libre en quelque sorte!

Le personnage de Sandy revient...
Oui, je voyais un monstre dans l'eau et, en improvisant, j'ai ri: "On a retrouvé Sandy!" C'est resté.

Sur Twitter, vous vous décrivez en tant qu'humoriste mais "surtout papa". La paternité a changé votre métier?
Ça n'a pas changé grand chose... Sauf qu'écrire est devenu plus difficile. Il faut être au calme pour le faire et ce n'est pas toujours évident. Je suis devenu plus enfant dans ma tête aussi! Je suis bien moins soucieux du qu'en pensera-t-on. J'ai moins peur. Avant, j'avais toujours peur de moins séduire le public. Aujourd'hui, je me pose moins de questions. On a toujours envie de séduire un nouveau public, c'est certain. Mais continuer à séduire le même, c'est déjà pas mal du tout! Il faut aussi savoir se renouveler pour le public qui nous aime.

Outre la scène, vous allez également revenir sur grand écran. Vous êtes actuellement en tournage.
Oui, je tourne le film "Barbecue" avec Lambert Wilson, Florence Foresti et Jérôme Commandeur, entre autres. Il y a une super ambiance. Et puis, en février, je serai à l'affiche de "Fiston" avec Kev Adams. J'ai voulu laisser un temps entre mes films et la scène pour reposer un peu le public. C'est bien de faire en sorte que l'envie de revenir se fasse sentir!

Vous devenez plus sélectif en matière de films?
Oui, je suis plus difficile au moment de choisir. J'ai peu de temps quand je joue sur scène, alors je suis plus sélectif. La scène fait en sorte que je n'ai pas besoin du cinéma au point d'accepter tout ce qui m'est proposé. C'est la force de la scène: on peut refuser beaucoup au cinéma. J'ai une belle position.

"A l'état sauvage", spectacle de Franck Dubosc, le 19 octobre au Cirque Royal (Bruxelles). Pour toute information et réservation, c'est par ici.