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Hélène Darroze, “endettée jusqu'au cou”, et Jean-François Piège appellent à l’aide

La crise du coronavirus touche les restaurateurs en plein cœur et ce, peu importe leur notoriété. Hélène Darroze et Jean-François Piège ont raconté leurs difficultés à Paris Match. 

Hélène Darroze se dit "endettée jusqu'au cou". Elle implore: "Le pays entier doit nous aider à nous relancer, sinon il y aura une hécatombe de chômeurs et de faillites." 

Jean-François Piège explique de son côté avoir acheté cinq restaurants avec sa femme. "On a emprunté, on a mis en caution nos appartements, tout ce qu’on a. On a pris des risques. On a aussi contracté un Prêt Garanti par l’État, mais après? Cet endettement, il va bien falloir le rembourser!"

Ils se rappellent avoir dû fermer leurs établissements "en quatre heures". Hélène Darroze confie que tout était plein. "Comme si les gens voulaient profiter jusqu'à l'ultime minute." Tous les deux ont appris à 20 heures que leurs établissements devaient être fermés à minuit. "J'ai eu un choc", confie Jean-François Piège. 

Pour éviter de gaspiller la nourriture, ils ont distribué leurs réserves "à toute vitesse". "C'était d'une violence", regrette Jean-François Piège qui aurait aimé être prévenu "un peu à l'avance".