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Milla Jovovitch parle pour la première fois de son “horrible” avortement

L’actrice s’est confiée sur l’avortement en urgence qu’elle a subi il y a quelques années pour dénoncer les lois anti-IVG qui gagnent du terrain aux États-Unis. “Nous devons nous battre pour nous assurer que nos droits soient préservés”, a-t-elle déclaré.

L’avortement est à nouveau un crime en Alabama, même en cas de viol. Le Sénat de cet État américain a en effet adopté un projet de loi prévoyant notamment de lourdes peines de prison pour les médecins pratiquant des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Ces derniers seront passibles de peines de prison de 10 à 99 ans, sauf en cas d’urgence vitale pour la mère ou d’”anomalie létale” du foetus. Face à cette nouvelle loi, la plus restrictive des États-Unis en la matière, Milla Jovovich s’est exprimée sur l’avortement en urgence qu’elle a subi en 2017.

“J’ai vécu un avortement en urgence il y a deux ans. J’étais enceinte de 4 mois et demi, je tournais en Europe de l’Est. (...) On m’a dit que je devais rester éveillée durant toute la procédure”, a révélé l’actrice sur son compte Instagram.  “C’était l’une des expériences les plus horribles de ma vie. J’en fais encore des cauchemars. J’étais seule et impuissante”.

“Quand je pense que des femmes vont devoir avorter dans des conditions encore pires que celles que j’ai connues à cause des nouvelles lois, ça me retourne l’estomac”, a-t-elle ajouté.

“Enfer personnel”

Après son avortement, Milla Jovovich a sombré dans “l’une des pires dépressions” de sa vie. “J’ai dû travailler très dur pour trouver le moyen de m’en sortir”. L’actrice a ainsi fait une pause dans sa carrière, et a tenté par tous les moyens d’aller mieux. “Dieu merci, j’ai pu trouver le moyen de sortir de cet enfer personnel sans me tourner vers les médicaments, mais le souvenir de ce que j’ai vécu et de ce que j’ai perdu restera avec moi jusqu’au jour de ma mort”, a-t-elle confié. “L’avortement est le cauchemar à son paroxysme”.

L’actrice a souhaité briser le silence pour militer en faveur des droits des femmes. “Nous devons nous battre pour nous assurer que nos droits soient préservés, pour pouvoir obtenir une IVG sans danger si nous en avons besoin. Je n’ai jamais voulu parler de cette expérience. Mais je ne peux pas rester silencieuse alors que tant de choses sont en jeu”, a-t-elle conclu.