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Yann Moix. © photo_news

“Mon frère, ce bourreau”: les terribles accusations du frère de Yann Moix

Dans une lettre ouverte, Alexandre Moix raconte son enfance passée aux côtés de son frère Yann qui s’est présenté comme un enfant martyre dans son dernier livre. Mais selon Alexandre Moix, la victime, l’enfant martyre, c’était lui. Et Yann Moix était son tortionnaire.

Dans la famille Moix, on aime visiblement laver son linge sale en public. Dans son dernier roman “Orléans”, Yann Moix accuse une nouvelle fois ses parents de maltraitance. S’il a admis avoir été un père strict, José Moix s’est néanmoins défendu d’avoir battu son fils. 

Yann Moix a-t-il menti dans son dernier roman?

Désormais, c'est au tour d’Alexandre Moix, le frère de l’écrivain, de donner sa version des faits dans une lettre ouverte publiée dans les colonnes du Parisien. Il évoque la maltraitance que lui aurait fait subir son frère aîné durant leur enfance. Il réfute également les accusations de son frère à l’encontre de leurs parents. Il accuse Yann Moix  de “révisionnisme” et de “mensonge outrancier”, cela “à des fins purement marketings et commerciales pour vendre coûte que coûte”, écrit Alexandre dans sa longue lettre.

Citation

“Dans sa vie, mon frère n’a que deux obsessions : obtenir le Prix Goncourt et m’annihiler”

Alexandre Moix

“Dans sa vie, mon frère n’a que deux obsessions : obtenir le Prix Goncourt et m’annihiler. Me nier, m’éliminer, me rayer de la carte. Par tous les moyens. Physiquement ou moralement. Il y a quelques années, je tombais par hasard sur une émission de radio. À la question : avez-vous des frères et sœurs, Yann répondait aussitôt : ‘Non. Enfin si... Enfin, c’est tout comme... Il y avait à la maison un collabo qui me caftait à la Kommandantur !’. Si j’étais son collabo, il était mon tortionnaire”, accuse Alexandre Moix.

Tentative de noyade dans les toilettes, passages à tabac

“J’ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents. (...) Il s’exerçait déjà sur moi à tester ses aphorismes de haine. Les mêmes qu’il assène dans ses arènes médiatiques. J’en retrouve parfois certains”, écrit-il. Il raconte également la fois où son frère a tenté de le défenestrer du premier étage lorsqu’il avait deux ans. 

Les accusations d’Alexandre Moix font froid dans le dos. “Tentative de noyade dans la cuvette des toilettes quand j’avais 2 ans, passages à tabac récurrents dès que nos parents s’absentaient, destruction systématique de mes nouveaux jouets, jeux, maquettes, matériel de sport, souillage et appropriation de mes livres... Je ne compte plus les matins où, pris d’une colère terrible, aussi soudaine qu’incontrôlable, il envoyait valser, sans autre raison que ma seule présence, la table du petit-déjeuner à l’autre bout de la cuisine. Je me souviens comme si c’était hier de ce jour, où, m’attrapant violemment la main, il me la coinça de toutes ses forces entre les persiennes métalliques de notre chambre et les referma sur mes phalanges. La douleur fut si intense que j’en tombais dans les pommes. Le lendemain, j’avais perdu tous les ongles. J’avais 10 ans”, se souvient Alexandre Moix.