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Montebourg assigne Closer en justice pour violation de sa vie privée

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Le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg a assigné le magazine Closer devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre pour violation de sa vie privée, a annoncé vendredi son avocat, Vincent Tolédano.

M. Montebourg demande au tribunal de condamner la société éditrice de Closer, Mondadori Magazines France, à lui verser 10.000 euros de dommages et intérêts et 3.000 euros au titre de ses frais de justice. Il lui reproche d'avoir publié dans le numéro du 24 au 30 novembre un article présenté comme "exclusif", faisant des "supputations" sur les circonstances de sa séparation avec Audrey Pulvar.

La journaliste avait annoncé le 18 novembre la fin de sa relation avec M. Montebourg, prévenant qu'elle poursuivrait "tout auteur d'atteinte à sa vie privée ou à celle de ses proches".

Dans son assignation consultée par l'AFP, le ministre estime que "le caractère répété des atteintes contribue à l'aggravation (de son) préjudice moral". Il demande au tribunal de constater "la violation réitérée" de ses droits par le magazine, et dit s'être opposé "de longue date" à la "peopolisation" de la vie publique.

Il rappelle que le TGI de Nanterre avait déjà condamné Closer à deux reprises, les 29 janvier 2010 et 23 décembre 2010, pour avoir publié des articles sur sa relation avec Audrey Pulvar. Celle-ci est aujourd'hui directrice du magazine Les Inrockuptibles.