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Capture d'écran © Dailymotion/RTL France

Zemmour avocat inattendu de Dieudonné

VideoEric Zemmour, le journaliste et chroniqueur français souvent décrié, a contre toute attente joué les avocats du diable en faveur de l'humoriste Dieudonné suite à la saga de l'interdiction de son spectacle et son bras de fer avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Pour Zemmour, qui attaque davantage la gauche qu'il ne défend vraiment le personnage Dieudonné, on se trompe de cible en alimentant la polémique.

Dans sa chronique du vendredi matin sur RTL, Eric Zemmour a eu la dent dure pour la gauche et plus précisément pour Manuels Valls, qu'il accuse d'amateurisme, d'obsession de communicant et de partenariat communautariste avec le CRIF. "Un mélange explosif" qui selon lui révèle tout le désarroi des socialistes et de leurs élites.

La liberté d'expression d'abord
"Manuel Valls a voulu apparaitre comme un républicain impitoyable, un combattant anti-raciste, bref un homme de gauche. Il a seulement oublié que la République, c'est d'abord la liberté d'expression", analyse-t-il. Et de déplorer que le Conseil d'Etat ait été sommé de "renier toute la tradition libérale du droit public français".

Concurrence victimaire
Pour Zemmour, "il est grotesque et ridicule de faire de M'bala M'bala un nostalgique du Troisième Reich", lui qu'il considère comme un "bouffon provocateur", "fils politique d'Harlem Désir et Christine Taubira". À ses yeux, Dieudonné n'a en effet d'autre revendication profonde que de faire abandonner aux juifs le "monopole de la souffrance" qui revient aussi de droit aux descendants d'esclaves. Et le critique de parler de "concurrence victimaire" et de "primauté du malheur".

Les leçons de la gauche soixante-huitarde
Enfin, Zemmour semble presque s'amuser du spectacle offert par le parti au pouvoir et l'humoriste. "C'est la gauche qui nous a appris depuis mai 68 qu'il était interdit d'interdire!", ironise-t-il. "C'est la gauche artistique qui nous a appris qu'il fallait choquer le bourgeois. C'est la gauche anti-raciste qui a fait de la shoah la religion suprême de la république et en même temps a parlé de rafle à chaque fois qu'une Leonarda était renvoyée à ses pénates. Dieudonné est le bouffon provocateur d'une époque que la bourgeoisie bien-pensante de gauche a façonné (...) La gauche tente de noyer le vilain petit canard qu'elle a enfanté".

"Le public de Dieudonné c'est celui qui a voté Hollande"
Et d'accuser le gouvernement de François Hollande de "jouer de la grosse caisse anti-raciste pour faire taire les objections aux cadeaux octroyés aux patrons", technique selon lui copiée sur Mitterrand. Une recette qui a marché à l'époque de Tonton, mais pas dans ce cas précis, s'amuse Zemmour qui souligne que Dieudonné n'était pas le client idéal pour faire montre de la lutte anti-raciste malgré ses blagues antisémites. "Son public c'est la France black-blanc-beur de la diversité que la gauche exalte (...), ceux-là même qui ont voté massivement pour Hollande en 2012", conclut le chroniqueur amusé par la maladresse d'un parti qu'on sait qu'il n'affectionne pas. Entre convictions religieuses et politiques, Eric Zemmour semble avoir choisi.

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