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Human eye © Getty Images/iStockphoto

Ce qu’un Belge sur trois omet de faire pour sa santé

Un Belge sur trois n’a jamais testé sa vision.

Avez-vous déjà consulté un ophtalmologue? Non? Vous faites donc partie de ces fameuses statistiques établies: un Belge sur trois n’a jamais testé sa vision. Quand on sait que près de la moitié des belges ont des problèmes visuels, mais que peu d’entre eux les prennent en charge, ce chiffre devient interpellant. Notre santé visuelle est bien trop souvent négligée. Nos yeux nous sont utiles tous les jours: voir le monde qui nous entoure, pouvoir s’y déplacer, lire, conduire,… Toutes ces choses qui nous rendent autonomes sont remises en question quand notre vison périclite. Pour l’éviter et réagir vite si un problème se présente, la première des choses à faire est de consulter.

La myopie à la loupe

La myopie se caractérise par la formation des images en avant de la rétine et une vision floue au loin, généralement en raison d’une longueur axiale trop importante. Il s’agit de l’affection oculaire la plus répandue dans le monde. Sa prévalence (mesure de l’état de santé d’une population, dénombrant le nombre de cas de maladies à un instant donné ou sur une période donnée) est aussi en nette augmentation. La myopie, même corrigée, est associée à un risque accru de pathologies telles que des décollements de la rétine, des glaucomes ou des cataractes. Se faire suivre tôt permet non seulement de la diagnostiquer, mais aussi de contrôler la survenue de ses complications.

Prendre soin de ses yeux par un dépistage annuel

La myopie n’est malheureusement pas la seule pathologie oculaire. Bien d’autres affections peuvent survenir sans symptôme spécifique au début et il peut parfois se passer des années avant qu’on s’en rende compte. Les consultations ophtalmologiques devraient donc être moins boudées, et ce surtout à partir de 50 ans. Le dépistage annuel est fortement conseillé à partir de cet âge charnière, car c’est bien souvent à partir de ce moment que certaines maladies (glaucome, dégénérescence maculaire liée à l’âge, rétinopathie diabétique, pathologies vasculaires,…) peuvent émerger. Les diagnostiquer tôt, c’est permettre l’établissement rapide d’un traitement et la prévention des complications. En cas d’antécédents familiaux (de glaucome par exemple), il est même conseillé de réaliser un premier test de dépistage à 40 ans voire avant en cas de survenue précoce chez un membre de la famille.

Plaintes indolores, attention danger!

D’autres plaintes visuelles sont bien trop souvent négligées: les plaintes indolores. Certains symptômes doivent alerter et amener à consulter dans un service d’urgence où une garde est assurée par un ophtalmologue, comme les plaintes suivantes (liste non exhaustive):

- la présence de corps flottants d’apparition brutale, accompagnés ou non de flashs lumineux voire d’un voile progressif qui tombe sur le champ de vision. Cela peut être le signe d’une déchirure de la rétine voire d’un décollement de rétine qui se traite très bien, par laser ou par chirurgie en fonction du tableau clinique, en cas de prise en charge rapide.

- la disparition de la vision à un œil de façon transitoire: c’est ce que l’on appelle une amaurose transitoire. Typiquement l’œil ne voit plus du tout pendant quelques minutes, ou bien une partie de son champ de vision disparaît. Elle est liée à une perturbation du flux sanguin et peut être le signe précoce d’une perturbation plus générale de la circulation, d’origine cardiovasculaire ou inflammatoire, avec un risque de perte définitive de la vue voire de complications générales comme l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

- un reflet blanc dans la pupille d’un enfant. Le reflet blanc peut être visible spontanément ou en prenant une photo avec un flash (le reflet est blanc et non rouge). C’est toujours le signe d’une pathologie dangereuse pour la vision (comme une cataracte congénitale, une infection,…) voire pour la santé de l’enfant (comme une tumeur rétinienne). L’enfant doit être examiné au plus vite, quel que soit son âge.

- la présence d’une vision double (diplopie). Chaque œil bouge dans toutes les directions grâce à 6 muscles qui sont innervés par 3 nerfs (appelés nerfs crâniens) provenant du tronc cérébral à l’arrière du crâne et traversant le cerveau et l’orbite. La diplopie, qu’elle soit intermittente ou constante, peut donc provenir d’une maladie d’un nerf (origine neurogène) ou d’un muscle (origine myogène). Les causes sont multiples (vasculaires, inflammatoires, infectieuses, tumorales,...). Dans certains cas il peut également s’agir de la décompensation d’un ancien strabisme, qui existe depuis l’enfance et qui peut se manifester à nouveau par exemple à l’âge adulte. Avant toute conclusion, il est important d’exclure d’abord une origine neurogène ou myogène. Pour ce faire, une consultation rapide chez un ophtalmologue est primordiale afin qu’il examine les yeux et réfère éventuellement chez un autre médecin spécialiste (neurologue par exemple).

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    À la fin du mois de janvier, Maëlle (15 ans) a décidé de se donner la mort. Elle faisait l’objet d’un harcèlement de la part de plusieurs élèves du Centre Scolaire Saint-Joseph Notre-Dame à Jumet (Charleroi). Toute l’école a été particulièrement affectée par cet événement. L’enquête judiciaire est toujours en cours. Pour l’instant, le Parquet de Charleroi se refuse à tout commentaire.