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Ce que vous ressentez actuellement s'appelle le deuil

Bouffées d’angoisse, sueurs froides, extrême solitude, peur de l’avenir... Selon David Kessler, auteur de “Sur le chagrin et sur le deuil”, ce que nous ressentons tous actuellement ressemble à un deuil. 

Dans le Harvard Business Review, il explique que nous sommes en plein deuil. “Nous ressentons des deuils différents. Nous sentons que le monde a changé et c’est le cas. Nous avons beau savoir que c’est temporaire, ce n’est pas ce que nous ressentons. Nous réalisons que les choses seront différentes.” Il compare ça à la période post-11 septembre. “Aller à l’aéroport est, depuis, différent.” On est en deuil de notre “normalité”, des connexions avec nos semblables. “Collectivement. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de deuil collectif.”

On ressent également “un deuil anticipé”: on craint pour sa santé et pour les gens qu’on aime. “Une tempête se prépare. Il y a quelque chose de grave.” Le coronavirus est déroutant: “Notre esprit sait que quelque chose de mauvais est en train de se dérouler mais on ne peut pas le voir. Ça brise notre sentiment de sécurité. Nous ressentons cette perte de sécurité.” Et on apprend tant bien que mal à vivre avec.

Les étapes du deuil et pourquoi il faut accepter au plus vite la situation

David Kessler conseille de prendre conscience qu’il y a plusieurs étapes dans le deuil. Ces étapes ne se déroulent pas pour tout le monde dans le même ordre. Il y a le déni. “On se dit que le virus ne nous affectera pas.” Il y a la colère parce qu’on nous force à rester à l’intérieur. Vient ensuite la négociation: “Si je garde une distance sociale pendant deux semaines, tout ira mieux, n’est-ce pas?” Enfin, la tristesse: “Je ne sais pas quand ça va se terminer.” Et puis, l’acceptation: “C’est en train d’arriver, je dois trouver comme procéder.” Pour David Kessler, c’est dans l’acceptation de la situation que se trouve le pouvoir.

L'importance du moment présent

Pour tenter de vaincre la douleur physique que vous ressentez et qui est provoquée par le chagrin, essayez d’équilibrer vos sombres pensées. Non, toute votre famille ne va pas mourir. Dites-vous que si tout le monde prend les bonnes mesures, personne ne mourra. “Aucun des deux scénarios ne doit être ignoré mais aucun ne doit dominer l’autre. Le deuil anticipé, c’est l’esprit qui va vers l’avenir et qui imagine le pire.” Pour réussir à vous calmer, il faut revenir dans le présent. Regardez autour de vous. Nommez les objets qui vous entourent. Respirez. Dans ce moment que vous êtes en train de vivre, rien de ce qui vous traverse l’esprit ne s’est produit. “En ce moment, vous allez bien. Vous avez à manger. Vous n’êtes pas malade.”

“Vous pouvez aussi réfléchir à la façon de lâcher prise sur ce que vous ne pouvez pas contrôler. Ce que fait votre voisin est hors de votre contrôle. Ce qui est sous votre contrôle, c’est de rester à un mètre de lui et de vous laver les mains. Concentrez-vous sur ce point.”

Le sentiment qui doit dominer: la compassion

Enfin et surtout, faites preuve de compassion. La peur et le chagrin se manifestent de façon différente chez tout le monde. Rappelez-vous de ce que sont les gens habituellement et pas de ce qu’il semble être aujourd’hui. David Kessler rassure: “Il s’agit d’un état temporaire. Il est possible de survivre à cette situation. Nous survivrons.” Autorisez-vous à ressentir les sentiments qui vous traversent. Vous pourrez, une fois que cette période trouble sera terminée, trouver du sens à cette situation. Et vous profiterez alors du nouveau regard que vous porterez sur votre vie.

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