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Foudroyée par une infection de la peau: "Un cauchemar devenu réalité"

Tara, une mère de famille de 33 ans de Liedekerke (Brabant flamand), a été victime d'une infection de la peau foudroyante en décembre dernier. Elle a été amputée des bras et des jambes. Sa famille et ses amis ont lancé une collecte de fonds pour financer l'achat de prothèses électriques, son seul espoir de continuer à vivre dignement.

Entre Noël et Nouvel An, Tara est tombée brusquement malade. Ce qui au début ressemblait à une grosse grippe était en réalité beaucoup plus grave. Très vite, les douleurs sont devenues intenses, à tel point qu'elle était devenue incapable de rester debout. La jeune femme a été conduite à l'hôpital. Là-bas, la prise de sang n'a pas révélé d'infection grave et elle a pu retourner chez elle.

"En un jour, l'infection avait doublé"
Une fois de retour à la maison, son état de santé s'est détérioré rapidement. "En un jour, l'infection avait doublé", témoigne son mari, Birger, dans Het Laatste Nieuws. "Elle devait tout le temps vomir et sa poitrine est devenue rouge vif. Quand elle a commence à ressentir une sensation oppressante au niveau de la poitrine, Tara a été emmenée tout de suite par une ambulance dans un autre hôpital".

Moins de douze heures plus tard, l'infortunée Tara était placée dans un coma artificiel. Tous ses organes vitaux avaient cessé de fonctionner, à l'exception du cœur. Le 31 décembre, les médecins ont annoncé la terrible nouvelle: Tara avait été touchée par une "fasciite nécrosante", plus connue sous le nom de "bactérie mangeuse de chair" (ndlr. une infection rare de la peau). "Une bactérie s'est introduite via une crevasse entre deux doigts de pied. Les médecins lui ont administré des doses importantes d'antibiotiques. Ce furent des heures interminables et des jours marqués par l'angoisse. Après une dizaine de jours, on nous disait de plus en plus que sa situation s'améliorait", poursuit son mari

Amputation inéluctable
Seulement, les tissus sous-cutanés étaient de plus en plus atteints par l'infection qui continuait à se développer. L'amputation des bras et des jambes était la seule option pour sauver Tara.

"Cela s'est d'abord manifesté à l'arrière d'un doigt, puis jusque dans l'avant-bras et jusqu'au-dessus du genou. L'infection s'est propagée à une vitesse incroyable. Nous étions complètement impuissants. Les médecins n'ont pas eu d'autre choix que de l'amputer de la moitié des avant-bras et des deux jambes, jusqu'au-dessus du genou. Les gestes les plus simples sont devenus tout à coup une épreuve: aller aux toilettes, sortir du lit, brosser ses dents. Un cauchemar devenu réalité".

Collecte de fonds
La probabilité d'être touché par une fasciite nécrosante est toutefois extrêmement faible: seuls 0,16 à 0,24 personnes sur 100.000 en sont victimes. Parmi cette proportion infime, les cas où une amputation des quatre membres est nécessaire sont rarissimes. Face à ce terrible drame, les proches de Tara ont décidé de lui venir en aide. Ils ont lancé une action de collecte de fonds.

"Son seul espoir de vivre un tant soi peu dignement, ce sont les prothèses électriques, ce qui lui permettra d'avoir un minimum de mobilité. Si nous ne pouvons pas lui offrir, elle est condamnée à rester toute sa vie dans une chaise roulante. C'est pourquoi nous avons lancé l'asbl Hart voor Tara. La famille et les amis vont bientôt commencer la vente d'œufs de Pâques. A côté de cela, nous prévoyons également une collecte de fonds le 27 avril au GC Warande (N.D.L.R. le centre culturel à Liedekerke)", tient à préciser son époux, Birger, toujours au chevet de sa femme.

Celui qui souhaite soutenir Tara financièrement peut se rendre sur le site www.hartvoortara.be. Une contribution libre est également possible via le numéro de compte BE60 7340 4644 0070. Pour plus d'infos, vous pouvez également envoyer un courriel à l'adresse suivante : mail@hartvoortara.be