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Le nutri-score de Maggie De Block © Photo News

L'industrie alimentaire mise sur la transparence avec le Nutri-Score

UpdateLa ministre de la Santé publique Maggie De Block a officiellement lancé le système Nutri-Score, dans notre pays. Les producteurs alimentaires partagent l'objectif d'informer les consommateurs de manière transparente et de les aider à faire des choix qui s'intègrent dans un style de vie sain et équilibré. La campagne est visible sur www.nutriscore.be et sera également déclinée dans deux spots publicitaires.

Le nutriscore sera proposé sur une base volontaire. Les groupes de distribution Carrefour, Colruyt, Delhaize et Intermarché ont manifesté leur adhésion au système, de même que les producteurs Danone, Alpro et Elvea. Importé de France, le nutriscore propose cinq lettre, de A à E, et cinq couleurs définissant la valeur nutritionnelle d'un produit. 

Test-Achats a accueilli favorablement le lancement de la campagne et souhaite que le nutriscore devienne le label obligatoire unique au niveau européen.

Eviter une prolifération de systèmes en Europe
Depuis fin 2016, les entreprises alimentaires doivent, à la demande de l'Europe, indiquer obligatoirement les informations nutritionnelles de leurs produits sur l'étiquette. Cela doit toujours se faire par 100 g ou 100 ml de produit, et éventuellement par portion. Le système du Nutri-Score débarque aujourd'hui en Belgique. 

Pour Fevia, la fédération de l'industrie alimentaire belge, un système d'étiquetage nutritionnel complémentaire doit avant tout être harmonisé au niveau européen et doit rester volontaire, tel que le prévoit la règlementation européenne aujourd'hui.

Des investissements importants du côté des entreprises
"La transparence est essentielle pour tendre vers une alimentation variée et équilibrée. Nos entreprises alimentaires partagent cet objectif avec les consommateurs et les responsables politiques. En tant que secteur, nous prenons depuis de nombreuses années les devants pour informer correctement les consommateurs" déclare Jan Vander Stichele, président de Fevia. "Les entreprises ont beaucoup investi pour s'adapter aux règles européennes et les consommateurs eux-aussi ont besoin de temps pour s'y adapter. Il convient maintenant d'éviter une prolifération de systèmes complémentaires".

Les entreprises libres de leur choix
La législation européenne permet que des systèmes complémentaires arrivent sur le marché et que les entreprises puissent choisir volontairement de les appliquer ou non. Pour Fevia, ce caractère volontaire est primordial. "On peut difficilement exiger des entreprises qui utilisent des emballages multilingues dans plusieurs pays qu'elles appliquent un système différent sur l'étiquette pour chacun de ces marchés", affirme Bart Buysse, CEO de Fevia.

Scientifiquement fondé, uniforme et compréhensible
L'industrie alimentaire belge plaide pour un système qui comprenne une seule représentation visuelle et un seul set de critères nutritionnels. Ces critères, ainsi que  la méthodologie, doivent être transparents et fondés sur des recherches scientifiques faisant l'objet d'un large consensus européen. Enfin, un tel système doit bien évidemment être compréhensible pour les consommateurs et réellement les aider à faire des choix qui s'intègrent dans un régime alimentaire sain et équilibré.