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François Lambert, neveu de Vincent Lambert. © afp

La justice française valide l'arrêt des soins pour un tétraplégique en état végétatif

La justice française a confirmé jeudi "l'obstination déraisonnable" à l'endroit de Vincent Lambert, un Français tétraplégique plongé dans un état végétatif depuis dix ans, ouvrant la voie à la procédure d'arrêt des soins voulue par l'hôpital où il se trouve.

La famille de Vincent Lambert se déchire sur son sort: son épouse, Rachel Lambert, et une partie de sa famille, dont son neveu François (photo) souhaitent un arrêt des soins, tandis que les parents et une autre frange familiale se battent pour son maintien en vie.

"Il résulte (...) que le maintien des soins et traitements constitue une obstination déraisonnable" et "que la volonté de Vincent Lambert de ne pas être maintenu en vie dans l'hypothèse où il se trouverait dans l'état qui est le sien depuis dix ans, est établie", affirme l'ordonnance du tribunal de Châlons-en-Champagne.

En avril, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims s'était prononcé en faveur d'un arrêt des traitements.

Mais les parents de Vincent Lambert, fermement opposés à sa fin de vie par arrêt des traitements, avaient déposé une requête en urgence pour tenter de suspendre cette décision.

La justice a donné raison jeudi à la décision de l'hôpital selon laquelle "le maintien des soins et traitements qui sont prescrits à Vincent Lambert, dont l'alimentation et l'hydratation font partie, n'a pour effet que le seul maintien artificiel de la vie du patient".

L'état "irréversible" du patient tétraplégique de 42 ans, père de famille, a été souligné par deux expertises judiciaires, en 2014 puis en 2018.

Dans ces conditions, la décision du médecin n'est "pas contraire aux prescriptions" posées par la loi française sur la fin de vie, a souligné le tribunal.

La mise en oeuvre effective de l'arrêt des soins demeure cependant incertaine: les parents du patient avaient en effet annoncé qu'ils feraient appel devant le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, si leur requête était rejetée.

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