La poterie comme thérapie, le projet d’une psychologue liégeoise

Les activités manuelles peuvent avoir des vertus thérapeutiques insoupçonnées. Samira Bourhaba, elle, a misé sur l’art de la céramique. En septembre, cette thérapeute basée à Liège ouvrira un atelier dédié dans le quartier du Laveu.

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Illustration. © Getty Images

En septembre prochain, un centre thérapeutique d’un autre genre verra le jour à Liège. Samira Bourhaba est psychologue, mais également intervenante sociale et directrice de l’ASBL Kaléidos qui s’occupe des abus sexuels intrafamiliaux. Dans sa pratique, elle intègre certains outils pour amener ses clients, jeunes ou moins jeunes, à sortir de leur situation problématique. Et l’outil qu’elle a choisi, cette fois-ci, est la céramique.

“C’est arrivée à ma vingtième année de pratique dans le secteur de l’aide à l’enfance que je croise, au détour d’un chemin de campagne un panneau indiquant “atelier de poterie”. J’y fait alors mon premier stage et découvre un art aux airs familiers”, raconte la psychologue.

Le symbole du kintsugi

Une découverte qui s’est transformée en projet, celui d’ajouter de la créativité, de la beauté et de la douceur au métier de thérapeute. Comme Samira l’explique, en ouvrant cet atelier thérapeutique, elle ne veut pas se reconvertir, mais “co-évoluer” en allier deux disciplines, un métier et une passion, qui lui tiennent à cœur.

Citation

Travailler la terre, comme être thérapeute, c’est se mettre au travail pour donner forme, à chaque fois, à une nouvelle histoire.

Samira Bourhaba

Cet atelier, baptisé “Kintsugi”, se situera dans le quartier du Laveu, dans la rue de Joie, plus précisément. Un nom qui n’est pas choisi par hasard puisque l’art du kintsugi, autrement appelé “kintsukuroi”, est un art japonais où les porcelaines et céramiques brisées sont réparées au moyen d’une laque saupoudrée d’or. Tout un symbole, pour ce centre thérapeutique qui a pour vocation d’aider les gens à reprendre pied avec confiance

Financement participatif

Si dans l’état des choses, le projet thérapeutique de Samira est bien avancé, il lui manque un élément essentiel : un four. “L’atelier liégeois que je fréquente depuis deux ans dispose d’un four mais, fidèle à sa philosophie d’atelier de quartier, seules les productions réalisées dans le cadre de l’atelier peuvent y être cuites”, explique-t-elle. Malheureusement, cet outil absolument indispensable est très onéreux, trop pour elle seule.

C’est pourquoi elle a lancé une campagne de financement participatif afin de mener à bien son projet. En contrepartie, et en fonction de la somme, les généreux contributeurs recevront une à quatre tasses, ou des bols à thé, faits mains. Il ne reste plus que 13 jours à la thérapeute pour récolter les 3.888 € nécessaires à son projet.

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    Notre journaliste Déborah Laurent est installée en Californie une grande partie de l’année. L’occasion pour 7sur7 de vous fournir l’information la plus rapide et la plus complète possible (merci le décalage horaire!). Et l’occasion pour elle de constater les différences culturelles impressionnantes avec notre plat pays et d’apprendre à vivre en famille loin de tous. Elle en parle sur son blog personnel Sea You Son (et sur Instagram ici, Facebook ici et YouTube ici). Nous vous proposerons chaque mardi l’un de ses articles de blog ici.