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Le blues hivernal et les aliments sucrés ne font pas bon ménage

Le sucre accentuerait les phénomènes dépressifs.

Vous souffrez de fatigue, de stress, de manque d’énergie, de sautes d’humeur, de difficultés à vous concentrer? C’est sans doute dû au fameux “blues hivernal”. Ce trouble apparait fréquemment chez les personnes habitant sous nos latitudes. La dépression saisonnière serait principalement due au manque de luminosité typique des mois d’hiver. Elle apparait le plus souvent dès l’automne (quand les jours raccourcissent) et chez 5 à 10% des adultes. Les symptômes classiques sont le manque d’énergie, la grosse fatigue, les perturbations du sommeil, le repli sur soi, les troubles de l’humeur et de la concentration, mais aussi l’appétence pour les produits sucrés.

Premier réflexe: on saute sur le sucre!

L’être humain est attiré par la saveur sucrée des aliments. En hiver, quand il fait plus froid, on est souvent plutôt tenté par un repas riche en graisse et un bon dessert sucré. Le blues hivernal aurait tendance à accentuer ces envies de graisses, de sucres et même de grignotage. Malheureusement, le sucre pourrait avoir un effet dépressogène en plus de tous les effets délétères qu’on lui connait (augmentation des maladies métaboliques, cardiovasculaires, inflammatoires,…). L’ajout de sucre dans les aliments n’arrange rien! On le sait, on trouve de plus en plus de sucres dans notre alimentation (plats préparés, biscuits apéritifs, céréales raffinées,…).

Une étude américaine fait le point…

Des chercheurs américains se sont penchés sur la question du sucre et du blues hivernal. Dans leur étude, ils nous expliquent que les sucres ajoutés sont omniprésents dans les régimes alimentaires occidentaux et que leur consommation à haute dose perturbe de nombreux processus physiologiques. Ces perturbations sont à l’origine et participent au maintien de la maladie dépressive. De nombreuses études étayent le pouvoir négatif du sucre consommé à outrance, mais peu d’entre elles avaient, jusqu’à présent, examiné son impact sur le risque de maladie mentale. Selon les scientifiques américains, bien que les habitudes alimentaires inadaptées constituent une menace évidente pour le bien-être physique, elles peuvent également mettre en danger la santé psychologique. Ils expliquent que les sucres alimentaires ajoutés constituent un facteur de risque d’apparition de la dépression (en particulier à des niveaux élevés de consommation). Ils ajoutent même que la consommation de glucides à court terme peut induire de la fatigue et une diminution de la vigilance. Les régimes riches en fruits, en légumes, en poisson et en grains entiers sont, eux, associés à un risque plus faible d’apparition de la dépression.

Contre le blues hivernal: mangez mieux et moins sucré!

Les processus dépressogènes peuvent donc être affectés à la fois par l’absence relative de nutriments essentiels et par la présence excessive d’aliments nocifs. En conclusion, mangez mieux et évitez le sucre en trop grande quantité, tant pour votre santé physique que mental.

Lisez ici quelques conseils pour venir à bout de ce blues hivernal.