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Le bonheur, une question d’âge?

Une nouvelle étude du National Bureau of Economic Research des États-Unis fixe à 47,2 ans l’âge auquel nous serions les moins heureux. Mesurés de 1972 à 2018 dans 132 pays, les résultats sont majoritairement les mêmes partout. En effet, si l’âge est de 47,2 ans dans les pays dits “développés”, il est de 48,2 ans dans les pays dits “en voie de développement”.

Est-ce juste une mauvaise année? Malheureusement non. Selon la courbe représentée sur le tableau mettant en relation l’âge des personnes et leur niveau de bonheur, on voit clairement apparaître une forme en U. À partir de 18 ans, le premier âge pris en compte par les chercheurs, le niveau de bonheur ne fait que descendre, pour atteindre son point le plus bas au milieu de la quarantaine. La bonne nouvelle? La courbe remonte ensuite!

Selon les propos de Jonathan Rauch, auteur américain, journaliste et chercheur, relayés par The Guardian, rien ne vient expliquer cette crise de la quarantaine. “ Ce n’est pas parce qu’il y a quelque chose de négatif dans votre vie (...). C’est une transition naturelle, due tout simplement au temps qui passe.” D’ailleurs, selon lui, les personnes qui ont d’importants projets à cet âge subiraient moins le contre-coup.

Mais à quel âge sommes-nous le plus heureux?

Deux bonnes nouvelles sont néanmoins au programme. La première c’est que la courbe remonte pour atteindre un pic de bien-être dans la septantaine. La confiance en soi augmente au fil des années, la situation financière tend à se stabiliser et, selon Rauch, les personnes plus âgées “ressentent moins de stress et de regrets, s’attardent moins sur les informations négatives et régulent mieux leurs émotions.” La compétition est également moins importante. Les personnes pensionnées ont plus de temps à consacrer à leurs loisirs, à leur famille et s’investissent dans le volontariat.

La seconde est qu’il est possible de mieux vivre la crise de la quarantaine. David Blanchflower, économiste et l’un des auteurs de l’étude, donne ainsi les clés du bonheur auxquelles il faut se consacrer: “Les amis, la famille et la communauté”. Rauch, quant à lui, conseille d’en parler à ses amis afin de relativiser et de comprendre que le passage à vide est normal. Savoir que la courbe ne va faire que remonter dans les années suivantes peut également être un bon leitmotiv!

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