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Les travailleurs notifient de plus en plus de risques psychosociaux

UpdateIDEWE, service externe pour la prévention et la protection au travail, a reçu 2.789 notifications de risques psychosociaux l'année dernière, soit une augmentation de 23% par rapport à 2017, indique-t-il jeudi. Ces notifications concernaient principalement des conflits au travail (42,6%), des cas de stress et de burn-out en raison d'une trop forte pression au travail (22,7%) ainsi que de harcèlement moral (15,6%). Le harcèlement sexuel représente lui 1,8% du total (50 notifications).

L'IDEWE remarque que plus de 4 cas sur 10 concernaient des conflits sur le lieu de travail. "Il faut remédier à ces conflits rapidement et de manière constructive afin d'éviter qu'ils ne se transforment en harcèlement moral", ajoute Hilde De Man, responsable de la discipline Aspects psychosociaux. Une politique de bien-être psychosocial propre à l'entreprise peut donc s'avérer utile, poursuit-elle.

Les notifications pour des faits de harcèlement moral au travail ont d'ailleurs augmenté l'année dernière. Les travailleurs harcelés moralement sont moins impliqués, moins productifs, plus souvent malades et quittent plus rapidement l'entreprise, selon l'IDEWE.

Un conseiller en prévention, utile en cas de harcèlement moral
Le service externe pour la prévention et la protection au travail a constitué un dossier formel pour 8% des travailleurs qui ont signalé faire l'objet de harcèlement moral. Dans 38% des cas, il a été demandé à un conseiller en prévention d'intervenir de manière informelle, de se concerter avec un supérieur hiérarchique ou d'accompagner individuellement le travailleur. Un entretien personnel avec un conseiller en prévention a été suffisant dans 54% des cas.

"Cela prouve que, pour soutenir la victime de harcèlement moral, il suffit dans la plupart des cas qu'une personne de confiance ou un conseiller en prévention lui prête une oreille attentive ou intervienne de manière informelle", analyse Hilde De Man.