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Pretty girl wearing pajamas and sitting in bed, waking up to a stomachache © Getty Images/iStockphoto

Perturbation du cycle menstruel et pollution: et s’il y avait un lien?

Un cycle menstruel (ou cycle ovarien) dure en moyenne vingt-huit jours, mais il peut être plus long ou plus court, et n’est pas toujours régulier. Il se répète pendant toute la vie d’une femme, depuis ses premières règles jusqu’à sa ménopause.

Il est divisé en plusieurs phases :
- la phase folliculaire: au cours des 12 à 14 premiers jours du cycle, plusieurs follicules ovariens, sortes de petits sacs permettant à l’ovocyte qu’ils contiennent d’évoluer, grossissent sous l’effet de l’imprégnation hormonale (FSH et œstrogènes). À la fin de cette phase, un des follicules arrive à maturité.

- l’ovulation: mûr, ce follicule finit par se rompre sous l’influence de l’hormone LH (lutéinisante). L’ovule est expulsé et se déplace vers la trompe de Fallope où il attend la fécondation.

-la phase lutéale : c’est durant cette période du cycle que se forme le corps jaune, nom donné au follicule ovarien après l’ovulation. Sous l’effet de l’hormone LH, il se pare de capillaires qui permettront au sang de circuler. Il devient alors une glande dont la principale mission est de sécréter des œstrogènes et surtout de la progestérone, permettant un bon développement du futur bébé.

Dans le même temps, la muqueuse utérine s’épaissit en vue d’accueillir un embryon.

En fin de cycle, s’il n’y a pas eu fécondation, la chute hormonale entraîne la desquamation de la muqueuse utérine interne (endomètre) et l’écoulement sanguin, ce sont les règles ou menstruations. Le corps jaune disparaît. Les règles durent entre deux et huit jours, en moyenne cinq jours.

Ce cycle menstruel est régulé, notamment, par différentes hormones qui sont sécrétées par le complexe hypothalamo-hypophysaire (ensemble de glandes sécrétrices situées dans le cerveau). Ces deux glandes ont un rôle très important. C’est grâce à elles que l’on sécrète les hormones FSH et LH (impliquées dans la régulation des comportements sexuels), la GH (l’hormone de croissance) ou encore l’ACTH (l’hormone qui stimule la production de cortisol, la fameuse “hormone du stress”).

La pollution influencerait nos règles!

Une équipe de chercheurs français a réalisé une étude déconcertante. Ils ont effectué des dosages hormonaux dans les urines de 184 femmes durant un cycle menstruel complet. Ils ont ensuite mis en relation les résultats obtenus avec les niveaux de pollution auxquels ces femmes avaient été exposées pendant le mois précédant leurs règles. Les données récoltées sont saisissantes! Il y aurait une corrélation nette entre la concentration de particules fines dans l’air et la durée de la phase folliculaire (première phase du cycle menstruel). La durée de cette dernière a tendance à augmenter avec le niveau de pollution. Les chercheurs nous expliquent aussi que, bien que la phase folliculaire soit perturbée, il semblerait que la phase lutéale, elle, ne soit pas influencée.

Influences et conclusions

L’effet néfaste de la pollution atmosphérique n’est plus à démontrer… mais actuellement, peu d’études s’étaient penchées sur les effets négatifs des particules fines sur le cycle menstruel. Quels sont les effets à long terme de cette exposition? Selon certains travaux, les particules fines perturberaient l’axe hypothalamo-hypophysaire. Quelles sont les conséquences? Un effet sur la fertilité, le stress, la croissance,… ? D’autres études devraient nous en apprendre plus dans le futur sur les répercussions de la pollution sur notre santé.

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