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Photo d’illustration © Getty Images

Pourquoi parle-t-on dans son sommeil?

Vous parlez dans votre sommeil? C’est le cas de votre compagne ou de votre compagnon de chambre? Voilà un phénomène bien plus courant qu’il n’y paraît! Pas de chance pour votre sommeil ou celui de vos proches, car ce trouble du sommeil ne réveille aucunement le principal concerné. Mais quel est donc son fonctionnement et comment peut-on y remédier?

La somniloquie

Le fait de parler en dormant a un nom: la somniloquie. Cette activité nocturne fait partie, au même titre que le somnambulisme, les cauchemars ou les terreurs nocturnes, des parasomnies, c’est-à-dire, des troubles du sommeil. Elle se manifeste durant les phases de sommeil lent et paradoxal, lors desquelles la réalité se superpose parfois au sommeil pour le dormeur. Ce dernier n’en garde aucun souvenir car il n’est pas conscient lorsque la prise de parole se manifeste. Au contraire de son voisin ou de sa voisine, qui lui, risque de bien mal dormir!

En effet, les paroles, les chuchotements ou parfois même les cris, peuvent aussi s’accompagner de mouvements incontrôlés. Gardez donc vos distances! La somniloquie peut également s’associer à d’autres troubles du sommeil comme le somnambulisme ou les troubles du comportement du sommeil paradoxal, ou TCSP, qui concernent la transposition de l’action d’un rêve dans la réalité.

Qui parle en dormant?

La somniloquie est un phénomène courant qui concernerait les enfants plus que les adultes ainsi que les membres d’une même famille, et peut disparaître lorsque l’enfant grandit. Selon la neuropsychologue Ginevra Uguccioni, 71% des hommes et 75% des femmes ont déjà parlé dans leur sommeil au moins une fois dans leur vie. Cependant, seul 1,5% d’entre eux le font de manière régulière.

De quoi parle-t-on?

Dans une étude effectuée par la neuropsychologue en 2017, elle a observé les comportements de 232 patients présentant des troubles du sommeil, et a analysé le contenu de leurs paroles. Seules 36% des paroles prononcées sont compréhensibles tandis qu’il s’agit plus généralement de pleurs, de rires, de cris ou de chuchotements. Les phrases ont majoritairement un sens négatif ou interrogatif, et concernent plus particulièrement le travail. Elles comportent également beaucoup de mots grossiers ou injurieux.

Conclusion

Si la somniloquie serait favorisée par la fatigue, le stress, l’anxiété, la pratique d’un sport tard dans la journée, la fièvre ou la consommation d’alcool, elle ne met pas la santé du somniloque en danger. C’est le cas, au contraire, du somnambulisme pendant lequel le dormeur pourrait, soudainement, se déplacer et prendre inconsciemment des risques. Pour le somniloque, mais surtout pour son entourage, favoriser un état d’esprit serein avant le coucher peut amener des améliorations, même si il est possible que le trouble ne disparaisse jamais complètement.

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